Mardi 12 février 2008
2
12
/02
/2008
14:51
A quoi peut bien servir une
député et comment qualifier son attitude, lorsqu’elle agit dans le sens contraire de la volonté exprimée par ses électeurs ?
Trahison ? Mépris ? Tromperie ?
C’est pourtant bien ce qui vient de se passer à Versailles lors de la réunion en congrès des parlementaires des deux chambres ( députés et sénateurs) en vue de la révision de la
constitution Française devant permettre l’adoption de la constitution européenne appelé aussi traité de Lisbonne.
Ce traité de constitutionnel dit « simplifié » est en fait le même que celui rejeté par 54% des Français lors du référendum de 2005, personne ne conteste
cela et surtout pas Valéry Giscard d’Estaing le père du premier traité rejeté il y a trois ans.
(Selon VGE lui-même qui l’écrit sur son blog : « Si l’on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions
institutionnelles du Traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les Membres de la Convention – se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne mais dans un
ordre différent et répartis dans les traités antérieurs. »)
Pour mémoire, sur la circonscription législative qui a élu Elisabeth Guigou députée : à Bondy 63,18 % des électeurs avaient rejeté sans appel le projet de traité
constitutionnel Européen., 63,08 à Noisy-le-Sec et 66,75 à Romainville.
Le respect de la démocratie et des électeurs aurait voulu qu’un traité constitutionnel soumis un première fois au peuple Français et rejeté massivement par lui, ne puisse être à
nouveau représenté sans passer par le verdict populaire.
Que Nicolas Sarkozy, trompe les Français et réintroduise par la fenêtre le traité sorti par la porte lors du référendum populaire ne surprendra que les naïfs, ou les partisans
d’une droite dure et assumée .
Mais qu’Elisabeth Guigou, député socialiste, élue dans une circonscription ancrée à gauche, trahisse à ce point ses électeurs, cela fait réfléchir.
Il y avait un moyen d’empêcher que le traité ne puisse échapper à un retour par les urnes au lieu d’être adopté par les parlementaires en décalage complet avec leurs électeurs,
c’était de voter contre la révision constitutionnelle à Versailles.
Malgré les consignes d’abstention du PS, de nombreux parlementaires socialistes ont voté contre, comme les députés communistes.
Si tous les élus socialistes avaient voter ainsi, la révision de la constitution qui nécessite les 2/3 des voix, ne serait pas passée et toute modification du choix des français
exprimé lors du référendum de 2005 aurait du, dès lors, passer à nouveau par un référendum populaire.
Madame Guigou s’est abstenue et a même accompagné ce vote d’un commentaire diffusé à la télévision qui ne laisse aucune ambiguïté sur le sens de son vote.
En substance, elle a déclaré que son abstention permettait ainsi de ne pas gêner l’adoption de la constitution Européenne.
J’espère que lors de son bilan de mandat, lorsqu’elle reviendra devant ses électeurs , Madame Guigou n’omettra pas de rappeler que grâce à son abstention, elle a permis de trahir
le vote et la confiance de plus de 63 % des électeurs de sa ville et de sa circonscription. Merci madame Guigou !!