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Marie George Buffet s’est nettement prononcée contre et pour l’utilisation de cet argent afin de financer les avancées sociales dont l’annonce ne suffit pas si leur financement n’est pas chiffré et si l’on ne précise pas où l’on prend l’argent.
La question des impôts interresse tous les Bondynois. Que proposent les principaux candidats à l'élection présidentielle? L'article de L'Humanité ci-dessous rassemble leurs propositions
La baisse des impôts, Jacques Chirac l'avait promise.
Il annonçait une diminution de l'impôt sur le revenu (IR) de 30 % en 5 ans, et il faut lui reconnaître que cette promesse a, quasiment, été réalisée. Dans la même logique, la droite a déjà ramené à 5 tranches le calcul de TIR, une bonne nouvelle pour les hauts revenus.
Autre cadeau, la création du fameux bouclier fiscal qui interdit que le total des prélèvements cumulés dépasse 60 % des revenus : autant dire que cela signe la fin de l'ISF déjà fortement vidé de toute substance. Sans oublier, les gentillesses du gouvernement en ce qui concerne l'impôt sur les successions.
Mais les grands gagnants sont les patrons. Baisse de la taxe professionnelle, actions défiscalisées. Et comme si cela n'était pas suffisant ils ont reçu la bagatelle de 65 milliards d'euros d'aides publiques pour la seule année 2005, soit l'équivalent du budget de l'éducation nationale.
Pas mal, mais pas suffisant puisque Nicolas Sarkozy veut aller encore plus loin (voir ci-contre) au nom de « l'efficacité économique ». Le candidat UMP peut parler des travailleurs, citer Jaurès ou Léon Blum, mais cet écran de fumée masque mal son projet de société.
Ses objectifs : transférer des charges nouvelles aux collectivités territoriales et réduire de manière drastique les services, qu'ils soient publics ou sociaux. Comment financer l'éducation, la santé, la protection sociale ou les transports sans moyens ? Il faudra donc pour les usagers devenir des clients. Enfin pour ceux qui vivront dans des endroits rentables. Car ce que la logique sarkozyienne remet en cause c'est l'égalité d'accès aux services publics.
Sans compter que les milliards d'euros de cadeaux fiscaux faits aux riches creusent encore la dette publique au plus grand bénéficie des marchés financiers qui empochent les intérêts de la dette.
C'est même la double peine pour les plus pauvres puisque pendant ce temps d'autres impôts augmentent : les plus injustes, ceux qui n'ont aucune progressivité : la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, la CSG, les forfaits hospitaliers et de la consultation médicale. Si Nicolas Sarkozy est celui qui va le plus loin, force est de constater que les autres candidats ne s'attaquent pas au nœud du problème fiscal qui consiste, comme le disait déjà Robespierre, à faire « contribuer chaque citoyen à la dépense commune de l'Etat, suivant ses facultés ».
Que la candidate socialiste Ségolène Royal remette en cause la proposition, pourtant bien sage, de revenir sur les baisses d'impôts accordées aux individus qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois, ou qu'elle évoque la possibilité de création d'une TVA sociale peut légitimement interroger.
Conception différente du coté de Marie-George Buffet pour qui l'impôt doit justement permettre de financer et de garantir l'égalité d'accès de tous à un certain nombre de services essentiels (l'énergie, le transport, la santé, la communication, l'information, la culture, le logement...). Mais également d'utiliser l'impôt comme un outil politique juste pour dépasser le système de production purement capitaliste. Un outil permettant de remplacer l'obsession du profit par l'obsession du développement humain et de l'égalité que le système libéral met constamment à mal.
Suppression progressive de la TVA sur les produits de première nécessité, progressivité de l'impôt sur le revenu en augmentant le nombre de tranches, multiplication par trois du taux de l'ISF pour les plus hauts revenus, prise en compte des revenus réels des ménages dans le calcul de la taxe d'habitation, taxation des revenus financiers, harmonisation fiscale et sociale en Europe et dans le monde afin de lutter contre les paradis fiscaux, la spéculation financière et le dumping social.
Car comme l'écrivait encore Robespierre, « les longues convulsions qui déchirent les États ne sont que le combat des préjugés contre les principes, de l'égoïsme contre l'intérêt général, de l'orgueil et des passions des hommes puissants contre les droits et contre les besoins des faibles ».
L’appel du 18 juin 2006
Nous, forces de gauche, partis politiques, syndicats et associations organisatrices de ce référendum local, nous lançons avec les 1215 Bondynois qui ont participé et voté OUI, un appel en ce 18 juin 2006, pour qu’au plus vite une réforme de la constitution soit entreprise pour permettre l’inscription dans la loi, du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.
Entre le 12 et le 18 juin 2006, 1287 citoyens sur la ville ont participé au référendum organisé par des forces de gauche, partis, syndicats ou associations.
A la question : Etes vous pour ou contre le droit de vote des étrangers résidents aux élections locales ? 1215 ont répondu favorablement soit 94,4 %.
Cette consultation directe de la population a dépassé toutes nos espérances, avec peu de moyens financiers, mais avec une détermination des bénévoles de toutes ces organisations, nous avons constaté un réel engouement sur cette question de citoyenneté pour l’accès au droit de vote de toutes les catégories de résidents Bondynois. Les gens s’arrêtaient, engageaient le dialogue, nous faisaient part de leur satisfaction. Des électeurs se sont même déplacés en Mairie pour pouvoir voter alors que celle–ci n’était pas organisatrice. D’autres ont insisté pour savoir s’ils étaient bien inscrits sur les listes électorales, se renseignaient sur les démarches à suivre pour s’inscrire sur les vraies listes électorales.
La population étrangère résidente est fortement représentée à Bondy (18,6% selon l’INSEE en 1999), elle participe activement au développement de la vie associative, économique et sociale de nos quartiers.
Rien aujourd’hui ne peux justifier le retard pris par la France pour l’accès au droit de vote de ces populations présentes souvent depuis plus d’un demi siècle alors que les étrangers communautaires ont eux, acquis ce droit.
Il s’agit d’un acte qui vise à restituer des droits civiques et citoyens à tous ceux qui en sont privés du seul fait de leur nationalité.
Comme pour le droit de vote des femmes et le droit de vote des jeunes dès 18 ans, il s’agit d’une mesure élémentaire de justice sociale, et de démocratie .
Les résultats de ce vote symbolique seront transmis à Mr CHIRAC Président de la République ainsi qu’aux groupes parlementaires
Forte participation
Le référendum de Bondy était ouvert à la population sur les marchés, à la gare et dans différents quartiers, totalisant 21h30 d’ouverture cumulée des urnes . Cela représente 1 vote à chaque minute.
Lors d’un scrutin tradirionnel avec 17 bureaux de vote ouverts 12 heures d’affilées, un vote par minute correspond à une participation de 13000 Bondynois soit l’équivalent des législatives de 2002 ou des régionales de 2004.
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