Démocratie

Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /2007 14:44
Le moins que l’on puisse dire c’est que les salaires et plus encore le SMIC et les minima sociaux ont besoin d’un sérieux coup de pouce pour permettre de relever le pouvoir d’achat des Bondynois.
Mais qu’en pensent les principaux candidats qui briguent nos suffrages pour les présidentielles ? 
 
Pas de surprise à droite :
 
Mr Sarkozy propose de ne pas toucher au SMIC mais d’agir sur l’ensemble des salaires. Comment ? La recette est connue, travailler plus pour gagner plus, autrement dit, si votre pouvoir d’achat ne vous convient pas, vous n’avez qu’à faire des heures supplémentaires. C’est simple et il suffisait d’y penser !
 
Mr Bayrou  lui non plus ne propose pas de relever le SMIC et les bas salaires, mieux il considère à propos d’une revalorisation immédiate : « elle est nocive, parce que si on le fait brutalement, il ne sera plus possible de pourvoir certains emplois ; et le smic va devenir la situation majoritaire des salariés. » . Il fallait y penser aussi, en maintenant les très très pauvres dans leur pauvreté extrême, les simples pauvres seront gratifiés de ne pas être tout en bas de l’échelle des salaires.
 
Mr Le Pen n’entend pas se tromper de cible, le Smic ne doit pas être touché, mais en bon démagogue populiste il a une idée géniale : augmenter le pouvoir d’achat en transférant les cotisations salariales vers l’état. Plus démago tu meurs, transfert des cotisations vers l’état, suppression de l’impôt sur le revenu, fin de l’impôt sur les grandes fortunes, subventionnement des grosses entreprises… qui paie ? comment ? Vu que ce ne seront pas les riches, devinez qui va mettre la main au portefeuille ?
 
A gauche : Attention à ne pas se laisser berner !
 
Mme Royal sur TF1 dans l’émission « j’ai une question à vous poser » vient d’apporter une précision de taille qui place sa proposition sur le SMIC au niveau de l’arnaque.
Sur le Smic, elle propose 1500€ brut en 5 ans et précise : « Certains ont cru que c’était tout de suite. J’aimerais bien, mais il faut être réaliste. Je ne peux promettre que ce que je peux tenir. »
Le Smic brut mensuel fin 2006 était selon les sources officielles à 1254,28€ avec une augmentation annuelle de 3,05% sur 2005. Faites le calcul vous-même, si on prend l’hypothèse d’une augmentation annuelle qui resterait la même, 3,05%, pendant les 5 années à venir, nous arriverions en 2012 avec un Smic brut mensuel de…..1500€ tout juste ! Autrement dit : la proposition de Ségolène Royal revient très exactement à ne rien toucher, à laisser le SMIC tel quel évoluer de la même manière qu’aujourd’hui. Bravo pour l’arnaque !
 
Mme Buffet quant à elle propose la revalorisation immédiate du Smic à 1500€ brut et le passage rapide à 1500€ net, elle propose également une augmentation de 10% des salaires des fonctionnaires dont on sait l’effet moteur qu’ils ont sur l’ensemble des salaires.
La logique est ici inverse de celle de Le Pen, le coût de ces mesures est financé par la taxation des actifs financiers, des superprofits des entreprises, de l’augmentation de l'impôt sur les grandes fortunes. De plus le coup d’accélérateur au pouvoir d’achat a une incidence directe sur la consommation et donc sur l’emploi. Toute la différence avec les autres candidats est là !
Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Démocratie
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /2007 10:45
Mr Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales indique :
 
« 623 milliards de dollars , c’est le chiffre astronomique des dépenses militaires américaines pour 2008. […] L’ONU estime qu’avec 15 milliards de dollars par an, on pourrait fournir de l’eau potable à l’ensemble de la planète, avec 20 milliards de dollars on pourrait éliminer la sous alimentation , tandis qu’avec 12 milliards de dollars on fournirait une éducation de base à chaque enfant. »
En France le débat par programme interposés des candidats montre que la construction d’un second porte avion nucléaire coûterait à la France 2 milliards d’euros.
Sarkozy est foncièrement pour, Ségolène Royale qui s’était déclarée contre dans un premier temps a rectifié le tir en précisant qu’elle était pour en coopération avec l’Europe.

Marie George Buffet s’est nettement prononcée contre et pour l’utilisation de cet argent afin de financer les avancées sociales dont l’annonce ne suffit pas si leur financement n’est pas chiffré et si l’on ne précise pas où l’on prend l’argent.

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Démocratie
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 00:55

La question des impôts interresse tous les Bondynois. Que proposent les principaux candidats à l'élection présidentielle? L'article de L'Humanité ci-dessous rassemble  leurs propositions


La baisse des impôts, Jacques Chirac l'avait promise.
Il annonçait une diminution de l'impôt sur le revenu (IR) de 30 % en 5 ans, et il faut lui reconnaître que cette promesse a, quasiment, été réalisée. Dans la même logique, la droite a déjà ramené à 5 tranches le calcul de TIR, une bonne nouvelle pour les hauts revenus.

Autre cadeau, la création du fameux bouclier fiscal qui interdit que le total des prélèvements cumulés dépasse 60 % des revenus : autant dire que cela signe la fin de l'ISF déjà fortement vidé de toute substance. Sans oublier, les gentillesses du gouvernement en ce qui concerne l'impôt sur les successions.

Mais les grands gagnants sont les patrons. Baisse de la taxe professionnelle, actions défiscalisées. Et comme si cela n'était pas suffisant ils ont reçu la bagatelle de 65 milliards d'euros d'aides publiques pour la seule année 2005, soit l'équivalent du budget de l'éducation nationale.
Pas mal, mais pas suffisant puisque Nicolas Sarkozy veut aller encore plus loin (voir ci-contre) au nom de « l'efficacité économique ». Le candidat UMP peut parler des travailleurs, citer Jaurès ou Léon Blum, mais cet écran de fumée masque mal son projet de société.
Ses objectifs : transférer des charges nouvelles aux collectivités territoriales et réduire de manière drastique les services, qu'ils soient publics ou sociaux. Comment financer l'éducation, la santé, la protection sociale ou les transports sans moyens ? Il faudra donc pour les usagers devenir des clients. Enfin pour ceux qui vivront dans des endroits rentables. Car ce que la logique sarkozyienne remet en cause c'est l'égalité d'accès aux services publics.
Sans compter que les milliards d'euros de cadeaux fis­caux faits aux riches creusent enco­re la dette publique au plus grand bénéficie des mar­chés financiers qui empochent les inté­rêts de la dette.
C'est même la double pei­ne pour les plus pau­vres puisque pen­dant ce temps d'aut­res impôts augmen­tent : les plus injus­tes, ceux qui n'ont aucune progressivité : la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, la CSG, les forfaits hospitaliers et de la consultation médicale. Si Nicolas Sarkozy est celui qui va le plus loin, force est de constater que les autres candidats ne s'atta­quent pas au nœud du problème fiscal qui consiste, comme le disait déjà Robespierre, à faire « contri­buer chaque citoyen à la dépense commune de l'Etat, suivant ses facultés ».

Que la candidate socia­liste Ségolène Royal remette en cause la proposition, pourtant bien sage, de revenir sur les baisses d'impôts accordées aux individus qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois, ou qu'elle évoque la possibilité de création d'une TVA sociale peut légitimement interroger.

Conception différente du coté de Marie-George Buffet pour qui l'impôt doit justement permettre de financer et de garantir l'égalité d'accès de tous à un certain nom­bre de services essentiels (l'énergie, le transport, la santé, la communication, l'information, la cul­ture, le logement...). Mais également d'u­tiliser l'impôt com­me un outil politique juste pour dépasser le système de pro­duction purement capitaliste. Un outil permettant de remplacer l'obses­sion du profit par l'obsession du développement humain et de l'éga­lité que le système libéral met cons­tamment à mal.
Suppression pro­gressive de la TVA sur les produits de première nécessité, progressivité de l'impôt sur le revenu en aug­mentant le nombre de tranches, multiplication par trois du taux de l'ISF pour les plus hauts revenus, prise en compte des revenus réels des ménages dans le calcul de la taxe d'habitation, taxation des revenus financiers, harmonisation fiscale et sociale en Europe et dans le monde afin de lutter contre les paradis fiscaux, la spéculation financière et le dumping social.

Car comme l'écrivait encore Robespierre, « les longues convul­sions qui déchirent les États ne sont que le combat des préjugés contre les principes, de l'égoïsme contre l'intérêt général, de l'orgueil et des passions des hommes puissants contre les droits et contre les besoins des faibles ».

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Démocratie
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 13:47

L’appel du 18 juin 2006

Nous, forces de gauche, partis politiques, syndicats et associations organisatrices de ce référendum local, nous lançons avec les 1215 Bondynois qui ont participé et voté OUI, un appel en ce 18 juin 2006, pour qu’au plus vite une réforme de la constitution soit entreprise pour permettre l’inscription dans la loi, du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.

Entre le 12 et le 18 juin 2006, 1287 citoyens sur la ville ont participé au référendum organisé par des forces de gauche, partis, syndicats ou associations.
A la question : Etes vous pour ou contre le droit de vote des étrangers résidents aux élections locales ? 1215 ont répondu favorablement soit
94,4 %.
Cette consultation directe de la population a dépassé toutes nos espérances, avec peu de moyens  financiers, mais avec une détermination des  bénévoles de toutes ces organisations, nous avons constaté un réel engouement sur cette question de citoyenneté pour l’accès au droit de vote de toutes les catégories de résidents Bondynois. Les gens s’arrêtaient, engageaient le dialogue, nous faisaient part de leur satisfaction. Des électeurs se sont même déplacés en Mairie pour pouvoir voter alors que celle–ci n’était pas organisatrice. D’autres ont insisté pour savoir s’ils étaient bien inscrits sur les listes électorales, se renseignaient sur les démarches à suivre pour s’inscrire sur les vraies listes électorales.
La population étrangère résidente est fortement représentée à Bondy (18,6% selon l’INSEE en 1999), elle participe activement au développement de la vie associative, économique et sociale de nos quartiers.
Rien aujourd’hui ne peux justifier le retard pris par la France pour l’accès au droit de vote de ces populations présentes souvent depuis plus d’un demi siècle alors que les étrangers communautaires ont eux, acquis ce droit.
Il s’agit d’un acte qui vise à restituer des droits civiques et citoyens à tous ceux qui en sont privés du seul fait de leur nationalité.
Comme pour le droit de vote des femmes et le droit de vote des jeunes dès 18 ans, il s’agit d’une mesure élémentaire de justice sociale, et de démocratie .
Les résultats de ce vote symbolique seront transmis à Mr CHIRAC Président de la République ainsi qu’aux groupes parlementaires

Forte participation
Le référendum de Bondy était ouvert à la population sur les marchés, à la gare et dans différents      quartiers, totalisant 21h30 d’ouverture cumulée des urnes . Cela représente 1 vote à chaque minute.
Lors d’un scrutin tradirionnel avec 17 bureaux de vote ouverts 12 heures d’affilées, un vote par minute correspond à une participation de 13000 Bondynois soit l’équivalent des législatives de 2002 ou des régionales de 2004.

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Démocratie
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