Coup de gueule

Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 12:16

 

 
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Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /2007 14:46
Selon les sources du Ministère du Budget, le nombre d'assujettis à l'impôt sur la fortune (ISF) est en hausse de 17% à plus de 518.000 foyers en 2007, et le montant global de cet impôt progresse de 22% à 3,96 milliards d'euros par rapport à 2006.
Autrement dit les riches sont toujours plus riches et cela ne vous étonnera probablement pas, les pauvres de plus en plus pauvres.
 
Que M. Sarkozy, fraîchement élu président de la République, engage le processus de disparition de cet impôt insupportable pour les riches, on peut le comprendre puisque la droite est justement là pour ça !
Mais que Ségolène Royal  regrette après les élections d’avoir défendu le relèvement du SMIC à 1500 € ne grandit pas le gauche et la lisibilité d’une alternative juste sociale et cohérente à la droite.

Il est vraiment temps de refonder une vraie gauche dans ce pays et ce la ne se fera pas en faisant des appels de pied au centre droit de Bayrou.

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 10:31
Déclaration de Marie-George Buffet consécutive au 2ème tour des élections présidentielles
Aujourd’hui les françaises et les français ont voté massivement. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République.

En cet instant, je pense surtout à celles et à ceux qui sont les premiers menacés par les projets du nouveau Président de la République. Je pense aux salariés qui s’épuisent au travail sans en retirer les moyens de vivre dignement, aux retraités, aux jeunes des milieux populaires, à toutes les victimes des inégalités et des discriminations, aux chômeurs et aux précaires. Je veux leur dire que les communistes seront à leurs côtés. Partout, sur tous les terrains, nous prendrons avec elles et avec eux les initiatives permettant de faire face avec détermination et responsabilité.

Je veux dire ensuite aux femmes et aux hommes de gauche, aux démocrates, que je partage ce soir leur désarroi, leur amertume et leur très grande inquiétude.

Je le dis avec solennité : l’élection du président de l’UMP, et le grave échec de la gauche, constituent une véritable catastrophe politique. Pour la première fois depuis la Libération se trouve porté aux plus hautes responsabilités de l’Etat un homme qui a repris à son compte la plupart des grands thèmes politiques de l’extrême droite et qui porte ouvertement le programme économique et social ultra-libéral du Medef. Notre système social, déjà très abîmé par des années de politiques libérales, nos droits démocratiques sont en danger. Il faut se rassembler pour faire barrage à la politique que la droite va vouloir mettre en oeuvre. J’appelle, dans l’urgence, à une mobilisation de toutes les forces de gauche pour organiser la riposte.

Le Parti communiste ne baissera pas les bras. Partout, dans les villes, les quartiers et les entreprises, ses militantes et ses militants, ses élu-e-s municipaux, départementaux et régionaux, ses parlementaires seront aux côtés de notre peuple pour s’opposer à la casse sociale et aux atteintes aux libertés. Face à toutes les attaques, elles, ils travailleront sans relâche au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ont le progrès social au cœur, de tous les démocrates pour organiser la vigilance et la lutte.

Dès ce soir, j’appelle à un sursaut des forces vives de la gauche pour faire des élections législatives une réaction à la défaite très lourde que nous venons de subir. Il ne faut pas laisser tous les pouvoirs entre les mains de Nicolas Sarkozy. Il faut que toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à la riposte puissent faire front ensemble pour élire le plus grand nombre possible de députés résolus à s’opposer à la droite.

J’appelle les électrices et les électeurs de gauche, dans ce cadre, à élire de nombreux députés présentés ou soutenus par le Parti communiste. Elles, ils seront, avec un groupe parlementaire, une force indispensable de résistance à la droite, et autant de points d’appui essentiels au soutien des luttes et des mobilisations sociales.

Au-delà, je veux dire que la défaite de Ségolène Royal ce soir, après celle de 2002, pose à toute la gauche des questions cruciales. L’importance du résultat de Nicolas Sarkozy montre qu’il a réussi à rendre crédibles au delà-même de l’électorat de droite, dans leur brutalité, les réponses qu’il apporte aux problèmes de notre société. L’échec de la gauche révèle à l’inverse l’exigence de faire vivre les valeurs d’égalité, de liberté et de justice sociale dans un projet politique en prise avec l’Europe et le monde dominés par le capitalisme financier globalisé.

Cet échec est celui de chacune des forces qui composent la gauche. Elles sont toutes placées – le Parti communiste aussi – devant leurs responsabilités pour en comprendre les raisons et reconstruire l’espoir en ouvrant une véritable perspective de changement. Je suis fermement décidée à m’y engager.

Plus que jamais, notre peuple a besoin d’une grande force de résistance et de proposition. J’appelle toutes celles et tous ceux qui veulent s’engager dans les batailles à venir à rejoindre le Parti communiste français.

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 16:34
Le Parti communiste français, ses militant-es, ses élu-es appellent à la mobilisation d’ici le 6 mai pour contrer Nicolas Sarkozy en votant et en faisant voter Ségolène Royal.
Meeting
"Pour battre Sarkozy" Gymnase Japy le 3 mai 2007 à 19H30 avec Marie George Buffet.

Le projet du candidat de la droite est clair : passer en force pour détruire notre système solidaire.
Les premières mesures annoncées sont emblématiques de ce projet. Dès cet été : l’instauration d’un « service minimum garanti en cas de grève », la création de peines planchers pour les récidivistes et la réforme de l’ordonnance de 1945, de nouvelles lois contre l’immigration et le regroupement familial, la fin des 35 heures et l’exonération de charges sur les heures supplémentaires. Le signe est fort et sans ambiguïté : l’élection de Sarkozy inaugurerait un quinquennat de combat – contre les syndicats, contre les salariés, contre les migrants, contre les jeunes, contre les pauvres.

Avec lui le pire est certain !
Au-delà, son programme,
C’est le droit quasi-illimité des patrons d’exploiter les salariés, avec la mise en place d’un contrat de travail unique copié sur le CNE ; l’augmentation du temps de travail au nom du principe « travailler plus pour gagner plus » (pas de hausse du SMIC et exonération des heures supplémentaires que je viens d’évoquer) ; l’obligation d’activité pour les bénéficiaires de minima sociaux.
C’est la France transformée en « paradis fiscal », avec la suppression des droits de succession et, dans les faits, de l’ISF ; l’allègement de la taxe professionnelle ; la multiplication des zones franches…
C’est la casse comme jamais des services publics et de la protection sociale, avec de nouvelles privatisations ; le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (c’est-à-dire, d’ici à 2015, d’un poste sur quatre dans la santé et l’éducation !) ; la fin de la carte scolaire ; la liberté d’implantation des écoles privées ; la poursuite de la loi Fillon contre la protection sociale et la suppression des régimes spéciaux ; de nouvelles exonérations de cotisations patronales… *- C’est la chasse aux immigrés et le pillage des compétences dans les pays pauvres. *
C’est la soumission à l’Europe libérale et aux États-Unis, avec la proposition d’un « mini-traité » sauvegardant les institutions et les politiques libérales de l’Union européenne et la dénonciation devant Bush de « l’arrogance française » – sans doute au nom de la défense de « l’identité nationale »…
Et toutes ces propositions ont été ponctuées au fil de cette campagne de discours recyclant directement ceux de Le Pen – la « racaille », le « Kärcher », « La France, aimez-la ou quittez-la », la pédophilie inscrite dans les gènes, etc., etc. –, de mises au point revendiquant haut et fort la volonté de capter l’électorat lepéniste, au point que l’hypothèse d’une alliance entre la droite et l’extrême droite a été ouvertement évoquée, qui pourrait aller jusqu’à la présence de ministres du Front national dans un futur gouvernement.
Ensemble, nous avons la responsabilité d’empêcher qu’un tel homme, qu’une telle politique s’applique avec tant de violence à notre nation.
Les législatives : C’est voter "pour" la politique que vous voulez !
Beaucoup d’électrices et d’électeurs ont voté « utile » dés le premier tour par peur d’un nouveau 21 avril. Animé-es par des réflexions stratégiques plus que politiques, beaucoup se sont vus privés du débat, du choix de société auquel ils étaient confrontés : emplois, salaires, sauvegarde de notre système de solidarité nationale, orientation européenne et actions face à la mondialisation dévastatrice, aucun des deux candidats n’a su nous montrer clairement ses choix pour la France.
Les législatives sont une élection d’autant plus déterminante : nous pourrons choisir la politique que nous voulons. Nous pourrons élire les représentants de ce que nous voulons - au plus près de nous dans les circonscriptions - : ces élus sont ceux qui proposent, discutent et votent les lois qui feront la France de demain.
Sortis du piège du bipartisme et des présidentielles, ils pourront porter nos éxigences à l’assemblée nationale.
Notre pays en a assez de l’injustice sociale, des bas salaires, de la crise du logement, des reculs du droit du travail.
Les élections législatives permettront d’affirmer clairement la volonté d’une gauche décidée à rompre avec le libéralisme, à s’engager pour les droits sociaux et démocratiques, à porter l’espoir du progrès social.
Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 16:33
La réaction de Marie George Buffet à l'appel de Rocard pour une alliance entre le PS et l'UDF avant le prmier tour.

L’appel de Michel Rocard à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou sonne comme un signal d’alarme. Venant après des semaines de clins d’œils réciproques entre Sarkozy et Le Pen, il révèle l’ampleur du danger d’un glissement à droite de toute la politique française.
Où va la gauche ? Mettra-t-elle la barre à droite en oubliant les millions d’hommes et de femmes qui se sont battus contre les réformes Raffarin des retraites et de la Sécurité sociale, qui ont dit « non » à la constitution libérale de l’Europe ou qui se sont mobilisé contre le CPE et la précarisation généralisée du travail ? Si elle le faisait, elle serait assurée de se diviser, de se démobiliser et de perdre ou se donnera-t-elle les moyens de se rassembler, de se mobiliser et de gagner en remettant enfin la barre à gauche, en proposant à notre peuple une politique fidèle à ses valeurs, courageuse, déterminée à rompre avec les politiques libérales pour répondre aux besoins et aux exigences populaires ?
C’est à cette question, essentielle pour l’avenir de notre peuple et de la gauche, que les hommes et les femmes de gauche vont répondre au premier tour de l’élection présidentielle. C’est le sens que je donne à ma candidature : permettre aux femmes et aux hommes de gauche d’exprimer clairement leur volonté de voir la gauche se rassembler sur une véritable politique de gauche pour gagner, gouverner et réussir ensemble.
Ensemble, donnons-nous les moyens d’un vrai changement

Marie-George Buffet,
Candidate à l’élection présidentielle

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 09:42

Un message intitulé "alerte élections" tente de circuler sur différentes listes de diffusion Internet... en résumé ce message argumente fallacieusement que selon des "sources fiables" (une étude soi-disant du Cevipof), la candidate socialiste serait battue au premier tour et que Le Pen serait devant Sarkozy (18 % pour la première citée, 20 % pour le second, 19 % pour le troisième)... conclusion, là aussi, fallacieuse : pour éviter le duel Sarkozy - Le Pen au deuxième tour votez utile, votez royal au 1er tour ... le contenu de ce message est faux !  Sa conclusion est scandaleuse !...         
Ce message vise à tromper les électeurs au travers d’une présentation de résultats falsifiés qui émaneraient d'un centre d'étude lui très crédible : le Cevipof ... dont le directeur a démenti les résultats présentés (voir le communiqué ci-dessous)
...            
Depuis des mois on assiste à la manipulation des électeurs avec des sondages quasi-quotidiens qui parfois en une nuit doublent ou triplent le nombre d'électeurs d'un-e candidat-e (Laguiller, Voynet, Bové...). Toutes les tromperies sont utilisées pour faire échouer le vote anti-libéral (dans cette manipulation, les autres candidats de la gauche seraient crédités en tout de 5 %). Tout indique que c'est particulièrement le vote Marie-George Buffet qui est dans le collimateur. Déjà quand on regarde le traitement médiatique de la candidate : Bercy - 15000 personnes en meeting : 22 secondes dans les médias contrairement aux deux autres seuls candidats qui pour l'instant ont pu remplir Bercy : Sarkozy et Royal. Pour eux les médias ont couvert leur meeting durant 2 jours. Ne parlons pas des 10000 personnes participant au meeting de Marie-George Buffet à Lille pas même évoqué par la majorité des médias pendant que la presse annonce un succès de Besancenot à Limoges qui ébranlerait toute la gauche : 900 à 1000 personnes.      
Attention : la surprise peut être à gauche ... et cela serait une bonne surprise ... un score conséquent de la gauche anti-libérale et populaire pour un SMIC à 1500 €  tout de suite (Royal vient d'ôter de son programme cette mesure pourtant tant attendue par notre peuple), pour s'élever contre une nouvelle précarisation des jeunes avec le nouveau CPE à la sauce Royal . Cette dernière qui a promis à la jeunesse des banlieues l'encadrement militaire. Tandis que d’autres  travaillent avec les associations et les habitants à de vraies solutions durables pour vivre mieux dans nos quartiers. Un bon score avec cette gauche antilibérale et populaire c’est un engagement non pour les actionnaires mais pour que les "sans" retrouvent leur dignité avec un logement, un emploi, l'accès à la culture, l'accès à la santé, des papiers pour tous ... la surprise était aussi de taille quand le NON de gauche l'a emporté sur la constitution européenne libérale, constitution soutenue par tous les autres candidats depuis Sarkozy jusqu’à Ségolène Royal ...        
 Militants de gauche, faisons cesser les manipulations, les électeurs ne doivent pas être otages des tromperies qui alimentent l’indécision ... les électeurs doivent faire leur choix dans la sérénité, dans la réflexion, pas sous les pressions qui sont diverses et bien organisées. Non, le peuple de gauche doit voter avec sagesse ... le peuple de gauche veut une gauche de courage ... il veut une gauche du respect ... pas l'imposition d'un blairisme à la française au travers des pratiques falsificatrices pour tenter de faire peur aux indécis-es . La gauche ne doit plus décevoir, elle ne doit plus tromper ni avant le scrutin ni après.
Ces falsifications nourrissent le populisme ou l'abstention ... beaucoup d'électeurs ne s'y retrouvent d'ailleurs pas tant le décalage est de plus en plus évident entre les "vérités" assénées et la réalité de leur vie et leurs propres perceptions et réflexions (ils sont encore 45% d'indécis à 10 jours du scrutin !!! et ce malgré l'armada de persuasion libérale déployée) ... bref, aucun militant de gauche ne doit se rendre complice de ces dérives falsificatrices ...
Communiqué du cevipof :

La rumeur persistante qui prête au CEVIPOF la réalisation d'une enquête selon laquelle J.M. Le Pen aurait 20% d'intentions de vote, N . Sarkozy 19%, S. Royal 18%, F. Bayrou 11% n' a aucun fondement.      
La dernière enquête du CEVIPOF a été réalisée du 5 au 19 février 2007
(4eme vague du baromètre politique français) et les intentions de vote recensées dans la perspective du premier tour de l'élection présidentielle étaient alors les suivantes : 31% pour N. Sarkozy, 25% pour S. Royal, 15% pour F. Bayrou, 12% pour J.M. Le Pen.

Pascal Perrineau
Directeur du CEVIPOF
  

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 11:36

Voici le commentaire déposé sur le blog de Gilbert Roger après son article "Marie George tu te trompes d'adversaire"

Cher Gilbert, il est de notre devoir, pour la réussite de la gauche, d’interpeller La candidate du PS quand elle prend des chemins qui nous semblent dévier dans le mur !  
 

Récemment sur Canal Plus, Ségolène Royal a réitéré cette proposition : dès le mois de juin, si elle est élue, elle mettrait en place un contrat de travail en direction des jeunes non qualifiés, à l’intention des entreprises artisanales et commerçantes n’excédant pas dix salariés. L’État prendrait en charge « la totalité des salaires et des charges » pendant un an. Au risque de prendre de front l’idée selon laquelle il revient à la gauche, même dans sa version modérée, de responsabiliser les entreprises, Ségolène Royal les autorise à se décharger du paiement du salaire. C’est une première ! Qui doit faire sérieusement grincer des dents dans ton propre camp. 

« Alléger le coût du travail ». Depuis plus de vingt ans, toutes les politiques de l’emploi ont été guidées par cette logique. D’abord, les contrats atypiques (TUC, CES, emplois-jeunes, CIVIS), précaires, souvent réservés aux jeunes, fortement aidés par l’État. Ensuite les exonérations de cotisations de Sécurité sociale pour les entreprises, jusqu’aux salaires correspondants à 1,6 fois le SMIC, véritables incitations fiscales à embaucher en deçà de ce niveau. Résultat, la France reste un pays au fort taux de chômage, la précarité s’est installée dans le paysage au point de représenter sept embauches sur dix et les bas salaires se sont multipliés. Avec 16,8 % de salariés smicards, la France a battu en 2005 un record absolu. Les syndicats réclament en vain que soit officiellement expertisé le résultat de ces politiques. 

Loin d’y contribuer, Ségolène Royal en rajoute. Tellement, que la droite se plaint d’être plagiée. François Bayrou s’amuse à répéter que cette proposition est « celle que j’ai défendue à la tribune de l’Assemblée nationale au moment du CPE ». Ségolène Royal se défend en justifiant une mesure « donnant donnant » pour les employeurs. Ainsi, explique-t-elle, les entreprises bénéficiant d’un emploi « première chance » s’engageraient en retour à embaucher ensuite ces jeunes « sur un contrat stable et durable », mais, s’empresse-t-elle d’ajouter, « s’ils donnent satisfaction ». Et si non ? Alors, « il faut leur donner une formation complémentaire ». Autrement dit, après avoir dénoncé la période d’essai de deux ans incluse dans le « contrat nouvelles embauches », lui aussi pour les petites entreprises, Ségolène Royal prône la période d’essai d’un an. Les employeurs garderaient l’entière liberté de ne pas embaucher. Qu’on se rassure, chaque entreprise « n’aura droit qu’à un seul emploi ». 

Quand à la rémunération, elle serait prise en charge par « l’intermédiaire des régions ». Selon Jean-Louis Bianco, son directeur de campagne, la somme, estimée à 1 milliard d’euros, serait « entièrement financée grâce aux redéploiements des aides aux entreprises ». La candidate veut mettre fin aux « gaspillages » qui drainent des deniers publics vers « des entreprises qui n’en n’ont pas besoin ». Reste que la prise en charge totale du salaire représente pour les régions des sommes considérables. Encore que le « contrat première chance » promet de nombreux rabais. Les proches de Ségolène Royal avouent déjà qu’il ne s’agirait pas obligatoirement de contrats à plein temps. Ils ne s’engagent pas sur une rémunération au SMIC, mais sur un salaire lié à « la situation personnelle ». Les heures de formation pourraient être décomptées.  

Des contrats d’un an, pas forcément pérennes, pas forcément à plein-temps et pas forcément payés au SMIC, n’y a-t-il pas de quoi se demander où se niche la nouveauté à gauche !

 

 

 

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 11:14

Olivier Marzi nous fait parvenir cette réflexion que je vous livre volontier.

"...j'en profite pour dénoncer une supercherie du programme de Bayrou, qui dit vouloir créer deux emplois par PME, en supprimant les cotisations sociales des entreprises et en même tant supprimer le déficit de l'Etat.
Ce qu'il ne dit pas c'est que les cotisations sociales c'est de l'argent pour l'Etat, pour payer l'assurance chômage, assurance maladie (la sécurité sociale), les caisses de retraites, ...
Il nous ment donc, car supprimer des cotisations sociales c'est créer les condidtions d'un déficit encore plus grand.
Où va-t-il faire des économies ? Sur le fonctionnement de l'Etat.
Un vrai libéral, cet homme de droite."
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 13:46
Lu le 22février sur le blog de Gilbert Roger Maire de Bondy au sujet de la candidature de José Bové :
 
« …hier soir en meeting régional à Saint Denis devant à peine 1500 personnes, José BOVE s'en est pris au PS qui ne lui permet pas d'avoir dit-il ses 500 signatures!
Soyons précis, d'abord quoi de plus naturel pour des élus PS de soutenir leur candidate? Ensuite ton mouvement José BOVE est né place du Colonel FABIEN avec le PCF qui a voulu monter une opération à la "gauche du PS" avec même la ferme volonté de ne pas gouverner avec le PS s'il gagne la présidentielle…. »
 
Décidément, le PS à Bondy comme ailleurs, a bien du mal à penser la gauche autrement que de manière inféodée au PS. Sans ralliement inconditionnel à Ségolène, il n’y a visiblement point de salut ni d’objectivité à attendre de ses plus fidèles soutiens.
 
Remettons donc quelques pendules à l’heure !
 
La place de José Bové dans le paysage social, il la doit à son action à la tête de la confédération paysanne dont il fut le leader charismatique pendant de longues années et non à une création de toute pièce dans je ne sais quel laboratoire secret de la place du Colonel Fabien au siège du PCF.
 
Secondo, Le PCF n’a pas « monter une opération à la gauche du PS ».
Laissons la théorie du complot à d’autres partis qui en font leur fond de commerce .
 
Le PCF, avec d’autres forces politiques de gauche et du mouvement social qui ont en commun de s’être opposées au projet libéral de traité constitutionnel européen, a travaillé à constituer un programme antilibéral en vue de proposer une véritable alternative à gauche, durable.
Il ne s’agit pas de s’opposer au PS et de former un mouvement à « gauche du PS » mais de s’opposer à la droite sans répéter les erreurs et les insuffisances de la gauche à chaque fois qu’elle a eu les affaires du pays en main. Malheureusement le PS n’a toujours pas voulu tirer les enseignements de la défaite de Jospin en 2002 et continuent de proposer les mêmes recettes qui ont échouées précédemment.
 
Les forces anti-libérales qui ont travaillé ensemble et qui comprennent le PCF, José Bové, des militants des Verts, du PS, de la LCR, du MARS, des Alternatifs, des syndicalistes etc… n’ont comme adversaires que la droite, l’extrême droite et les politiques libérales d’où qu’elle viennent.
 
Malheureusement ces forces qui avaient su se rassembler sur le NON au référendum n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une candidature unique pour la présidentielle malgré qu’elles aient construit un programme, commun à toutes leurs sensibilités. Une partie ce ces forces soutient MG Buffet l’autre partie José Bové.
Pour ma part je le regrette profondément.
 
Pour autant les communistes qui ont désigné MG Buffet pour cette élection n’entendent pas gouverner avec le PS en cas de victoire de Ségolène Royal pour la simple et bonne raison que le programme défendu par la candidate du PS ne remet pas en cause les fondements du libéralisme qui sont la cause des difficultés insupportables vécues par les gens.
Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : Coup de gueule
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