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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 23:38
Ralph ne doit pas être expulsé!
 
Jusqu'ici la mobilisation des lycéens, des profs du réseau éducation sans fontières, des élus n'a pas été suffisant pour faire reculer le préfet.
La mobilisation le 1er février au TA de Cergy Pontoise est en train de monter en puissance, la pétition circule pour laisser ce jeune terminer ses études en France, la presse commence à en parler (l'humanité, le Parisien..).
Mais il faut encore amplifier la mobilisation, démultiplions les signatures sur la pétition ( porte des lycée, soirée des voeux ce soir à la mairie, marchés...) surtout à Bondy où jusqu'ici elle n'était pas encore à disposition du réseau..
Prochainement nous organisons le deuxième parrainage en Mairie, faisons de cette cérémonie un moment fort de solidarité avec Ralph et avec la présence d'Ibrahima Dosso, récemment libéré grâce à la solidarité mais toujours sous la menace d'une nouvelle raffle et d'une expulsion vers la Côte d'Ivoire où il risque sa vie.
Invitons la presse, la population largement. Incitons les Bondynois à inonder de mail les ministres de l'intérieur et de l'éducation nationale.
Les élus communistes de Bondy se tiennent à la disposition de ce mouvement, de Ralph, du réseau dans lequel ils sont partie prenante, pour toute intervention, aide, sortie de matériel...
Bien cordialement,
 
Jacques Jakubowicz.
 
PJ: la pétition à reproduire et à faire signer


La place des lycéens n’est pas en rétention

Ralph doit être libéré et régularisé !

 

Le mardi 23 janvier, nous apprenions avec stupéfaction la mise en rétention d’un lycéen domicilié à Bondy , le jeune Ralph OBIANG MINSTA, de nationalité Gabonaise, élève de Terminale STI au lycée professionnel Cugnot à Neuilly sur Marne.

Il a été arrêté dans un contrôle de police et interpellé pour le seul « délit » de séjour irrégulier.

Or Ralph est arrivé en France en 2002 à l’âge de 15 ans. Il a été scolarisé dès son arrivée et a suivi un cursus scolaire sérieux qui l’a conduit en terminale. De plus, il s’était présenté avec sa sœur à la préfecture pour déposer une demande de régularisation, mais s’est fait éconduire au guichet sans même un examen de sa situation !

 Arrivé avant 16 ans, ce lycéen pourrait être régularisé par le préfet dans le cadre de la loi. L’expulser demain, c’est ruiner l’avenir qu’il cherche à se construire, le couper brutalement de ses copains, de ses profs, de ses attaches !
 

Nous refusons qu’une logique politique répressive et xénophobe mette en cause le droit à l’éducation, le droit à une vie personnelle et familiale , l’accueil de ces jeunes dont la présence est une chance et une richesse pour la France. Ralph doit être libéré et régularisé !

 
Nom
Prénom

Domicile ou lieu de travail

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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 16:01

Samedi 2 décembre s’est tenu à l’espace Marcel Chauzy le premier parrainage citoyen officiel des enfants scolarisés sans papiers en présence de nombreux élus et enseignants parents d’élève ou simples citoyens venus soutenir plus d’une dizaine de familles de sans papiers menacées d’expulsion du territoire par une loi inique.

 

Durcissant les conditions de régularisation au nom d’une « immigration choisie », Mr Sarkozy a fait voter en fait par sa majorité une loi d’immigration « jetable » pour des milliers de personnes.

 

Venues en France soit pour les besoins du Patronat et des travaux dont personne ne veut en France, soit pour échapper à des dictatures, des régimes oppresseurs ou pour fuir la famine, ces immigrés et leurs enfants souvent nés en France n’ont, pour un grand nombre, plus d’attaches avec leur pays d’origine.

 

Lorsqu’au pays des droits de l’homme, ces hommes, ces femmes et ces enfants nous tendent la main, nous refusons que ce soit pour leur mettre des menottes.

 

Dorénavant ces familles doublement mises sous protection des élus et du Réseau Education Sans Frontières (RESF) pourront compter sur toute notre aide solidaire pour la constitution des dossiers, des recours et pour les accompagner dans les moments difficiles pour les extraire à l’inhumanité du dispositif d’exclusion du ministre candidat Sarkozy
Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : exclusions
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 14:21

Tribune libre de Patrick Gimond, porte-parole national de l’APEIS.

Jacques Chirac vient d’annoncer la énième baisse du chômage, qu’en est-il réellement ?
Pour être comptabilisé dans les 2 129 300 chômeurs qui sont annoncés en France, il faut être :
  - privé d’emploi inscrit à l’ANPE ;
  - totalement disponible pour rechercher un emploi à temps plein en CDI.
Ne font pas partie des statistiques :
  - Toutes les personnes à la recherche d’un emploi en CDD où à temps partiel ;
  - Toutes les personnes en formation ou en maladie ;
  - Les personnes occupant un emploi intérimaire, en CDD ou à temps partiel et recherchant un  travail en CDI à temps plein ;
  - Le tiers des personnes au RMI non inscrites à l’ANPE (400 000 personnes) ;
  - Les dispensés de recherche d’emploi (âgés de 57,5 ans ou plus) ;
  - Les personnes non inscrites comme à la recherche d’un emploi, dont il est difficile de dégager une statistique (sans domicile fixe, titulaire des minima sociaux autres que le RMI où l’ASS, personnes sans droit à allocation, conjoint(e) sans ressource, les jeunes de moins de 25 ans). 
En 2006, le nombre de chômeurs (ses) en France atteint très certainement six millions d’individus
(10 % de la population totale, 20 % de la population active).
Pourquoi une telle manipulation des chiffres ?
Pour nous faire croire que les directives gouvernementales prises ces dernières années, sont favorables à une reprise de l’emploi.
Sans ignorer le contexte démographique favorable à une reprise de l’emploi, la baisse des chiffres du chômage résulte en grande partie de l’augmentation des emplois aidés et donc précaires et de la forte augmentation du nombre de radiations. Pour preuve, en 1995 on enregistrait 5 000 radiations mensuelles, en 2006 entre 35 000 et 40 000. Pour les premiers six mois de l’année 2006,
100 000 emplois ont été créés tandis que les chiffres du chômage ont baissé de 300 000.
En vérité les gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans n’ont pas voulu régler la question du chômage. Celui-ci n’est plus comme dans les années soixante, un accident de parcours, mais bel et bien un des paramètres principaux de l’équation patronale de réduction du « coût de travail ».
L’UNEDIC n’indemnise plus que 45 % des chômeurs, avec une allocation moyenne de 800 euros.
C’est parce qu’ils n’ont pas voulu s’attaquer à cette logique que les riches sont de plus en plus riches et que les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres.
En 25 ans nous avons créé en France 70 % de richesse en plus avec une masse salariale qui a baissé de 10 %. C’est donc volontairement que les déficits de l’UNEDIC ont été creusés, alors qu’un simple rééquilibrage dans le partage des richesses permettait de répondre à tous les besoins. On nous a imposé un partage de la misère en utilisant les plus fragilisés comme bouc émissaires afin de faciliter des reculs en terme de droits (ceux des chômeurs et ceux des salariés). Combien de salariés ont revu leur prétention salariale et leurs conditions de travail à la baisse parce qu’il y a 6 millions de chômeurs ?
Un gouvernement qui voudrait s’attaquer réellement et efficacement au chômage, commencerait en concertation avec « les partenaires sociaux » et les organisations de chômeurs à modifier la logique en place à l’UNEDIC. Il élargirait l’assiette de cotisation en taxant la plus-value des entreprises et les transactions boursières, en instaurant une modulation de cotisations qui favoriserait les entreprises créant des emplois stables et pénaliserait fortement les entreprises qui génèrent précarité et chômage.
Une baisse significative du temps de travail qui n’engendrerait pas flexibilité accrue et annualisation du temps de travail et une sécurisation des parcours professionnels pourraient être des outils efficaces afin que chacun puisse retrouver une place et un rôle dans la société.
Nous devons donc intervenir à tous les niveaux pour que nos enfants vivent mieux que nous. Cela passe par une politique qui ferait de l’être humain une finalité plutôt qu’un moyen.

Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : exclusions
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 14:06
A Bondy aussi il faut protéger les enfants scolarisés sans papiers
 
Nous sommes plusieurs élus de la majorité de gauche de Bondy à ne plus supporter que des enfants sans papiers scolarisés dans notre ville soient sous la menace directe d’une rafle de police et d’une expulsion avec leur famille dans un pays dit d’ «origine » que pour la plupart ils ne connaissent même pas.
Dans de nombreuses villes du département ce refus s’est matérialisé par des parrainages citoyens publics autour du Maire et des élus et avec le concours essentiel de RESF (Réseau Education Sans Frontières).
Des enfants et des familles qui avaient mis tous leurs espoirs dans une possible régularisation suite à la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006 ont vite déchanté.
Bien qu’entrant le plus souvent dans les critères requis par la circulaire, leurs dossiers ont presque tous été refusés et ces familles sont désormais sous la menace très concrète d’une expulsion matérialisée par un APRF ( arrêté préfectoral de reconduite à la frontière).
Nous pensons donc que notre indignation ne suffit plus, il faut renforcer et élargir notre solidarité avec ces enfants et leurs familles, il nous faut les entourer d’une protection large et publique, les aider dans les recours , les démarches, les accompagnements.
 
Pour cela nous pensons qu’il est urgent d’organiser sur Bondy une grande cérémonie publique de parrainage.
  • Nous nous adressons aux autres élus de la majorité et en particulier au Maire pour qu’ils s’associent à ce projet.
  • Nous nous adressons aux enseignants, aux directrices et directeurs d’écoles, aux principaux des collèges, aux associations de parents d’élèves, aux syndicats d’enseignants afin qu’ils créent un réseau éducation sans frontières à Bondy et qu’ils parrainent avec un élu chaque enfant.

Pour notre part nous sommes décidés à mener cette action rapidement, mais l’efficacité de l’action mérite que nous attendions quelques jours de plus pour connaître vos réponses avant que nous ne lancions publiquement ce parrainage républicain. 
Nous vous demandons en conséquence de bien vouloir nous répondre au plus vite pour ne pas laisser plus longtemps ces enfants dans l’angoisse et la peur.

Jacques Jakubowicz, adjoint au Maire communiste,
Aïcha Khaldi, adjointe au Maire PRG, 
Sylvie Pierronnet, conseillère municipale communiste,
Claire Cochemez, conseillère municipale Les Verts,
Mohamed Moghrani, conseiller municipal Rebondir
 
Pour tout contact : 06 99 40 79 27
Par Jacques Jakubowicz - Publié dans : exclusions
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 17:10

Lors des dernières élections régionales, un collectif de chômeurs s’était constitué à Bondy et avait invité à deux reprises Claire Villiers créatrice de l’association AC (agir contre le chômage).
Nous avions décidé avec Claire que nous mènerions le combat pour l’obtention de la carte orange gratuite pour les chômeurs. Cette bataille n’a pas été sans difficulté notamment la droite a tou fait pour multiplier les obstacle Mais les résultats commencent enfin à arriver
Depuis le 1er octobre 2006, la tarification sociale est appliquée dans les transports collectifs.
Cela conduit à une réduction de 75% pour tous les bénéficiaires des minima sociaux (ASS, API, RMI), de l’AME et de la CMU-C (complémentaire) bénéficiaires de la carte CST (Carte solidarité transport), la gratuité devant être effective au 31 mars 2007 pour celles et ceux qui reçoivent le RMI et leurs ayant droits.
Cette décision, prise par la Région Ile-de-France, par son assemblée et portée par sa Présidence, doit beaucoup –essentiellement ?- à la détermination des élu( e)s CACR –communistes, alternative citoyenne, républicains- et des associations de chômeurs.
Il y a environ 1, 05 million de bénéficiaires en Ile-de-France mais leur répartition est diverse.
Ils sont 230 000 environ en Seine-Saint-Denis (Données 2003 de l’INSEE), soit 23% du total.
Dans ce département, la répartition par commune suit les mêmes différences : la population de certaines villes bénéficie en très grand nombre de ce nouveau droit à la mobilité. Et dans certains quartiers, le pourcentage de personnes pouvant prétendre à cette tarification sociale est très important.
Il y a donc deux démarches à entreprendre :
· ·        informer sur ce droit à la tarification sociale et sur la manière dont elle a été obtenue ;
· ·        informer sur les modalités d’obtention de ce droit :
Sans délai pour toute personne déjà titulaire d’une carte CST
Délai de 3 semaines à 1 mois (délai technique obligatoire) pour toute personne n’ayant jamais exercé ce droit dans le passé (réduction de 50%) ou qui n’y avait pas droit précédemment
Pour plus de renseignements vous pouvez téléphoner au numéro Azur 0810 712 712 ou consulter le site RATP : http://www.ratp.info/informer/reduction_solidarite.php
Les structures et travailleurs sociaux peuvent également jouer un grand rôle en leur faisant connaître ces éléments.

Par Jakubowicz - Publié dans : exclusions
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