Le coeur serré, nous avons appris, qu’un deuxième de nos concitoyens, privé de logement, est mort dans le bois de
Vincennes. Et que répond au même moment le tribunal de police de Paris qui rend la justice au nom de la République ? Il condamne l’association Droit au logement à 12 000 euros d’amende pour
avoir l’an passé défendu des sans-logis !
Il reproche à cette association d’avoir soutenu 374 familles sans abri en les faisant camper rue de la Banque, à Paris. Beau symbole pour rendre visible la misère qu’on veut cacher ou reléguer à la périphérie des villes ! Quel autre moyen avaient-elles de crier leur détresse, elles qui sont aussi privées de voix ? L’association les Enfants de Don Quichotte d’Augustin Legrand est également poursuivie pour des faits similaires. C’est révoltant !
Attaquer ainsi les associations qui défendent les sans-toit, jusqu’à tenter de les étouffer financièrement, revient à désarmer les 100 000 personnes aujourd’hui sans abri, les 600 000 qui habitent dans un logement qualifié « d’indigne », les 900 000 qui n’ont pas de domicile personnel et les 3,5 millions de mal-logés. Tout cela au moment où une majorité de nos concitoyens craignent de sombrer dans la grande précarité et de perdre leur logement.
Aucun homme de coeur ne peut laisser faire. D’autant que les attendus du jugement ajoutent du mépris au mépris en condamnant le DAL à partir d’un article du Code de la route, qualifiant les familles privées de logement qui avaient campé rue de la Banque « d’objets embarrassant la voie publique sans nécessité » !
Au nom de la liberté et du droit d’association, nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites contre Droit au logement. Au nom du droit élémentaire de pouvoir vivre sous un toit, nous réclamons que tout soit fait pour empêcher qu’on meure encore sous les ponts et dans les bois. Au nom du droit fondamental à se loger, nous réclamons un vrai plan de construction de logements plus accessibles, à un prix de loyer raisonnable.
Les mal-logés ne sont pas tous concentrés dans le bois de Vincennes, ils sont aussi dans nos villes à Bondy, aux abords du canal de l’Ourcq ou des voies ferrées.
Des milliers de personnes attendent un logement décent dans notre ville. Comment peut-on s’accommoder des mesures gouvernementales et des procès contre les associations de droit au logement.
Les communistes en tout cas s’y opposent et soutiennent toutes les luttes qui demandent le retrait des lois Boutin/Sarkozy et proposent des mesures favorables au développement du logement social pour tous.
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||