Marwan Barghouti vient d'être élu au comité central du Fatah par les 2000 congressistes réunis à Bethléem. Du fond de sa prison,
en Israèl, il est un des seuls dirigeants palestiniens apparaissant capable de fédérer les différents mouvements palestiniens et de relancer le processus de paix au Moyen-Orient. Un ministre du
gouvernement d'Israèl, vient d'ailleurs de demander la libération de celui que l'on appelle le Mandela palestinien. J'avais pour ma part souhaité et demandé au Maire au nom du groupe communiste
et partenaire de faire Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville de Bondy. Cette proposition n'a pas à ce jour retenu l'approbation du PS et des Verts de notre commune. Vous trouverez
ci-dessous, l'interview de Daniel Voguet qui a suivi le procès du leader palestinien, et qui estime que sa libération serait une chance pour les Palestiniens et pour
Israël.
Vous avez fait partie du Comité international de défense de Marwan Barghouti
et suivi son procès. Que pouvez-vous nous dire de l’homme ?
Daniel Voguet. Je veux d’abord rappeler l’illégalité totale de son procès et de sa condamnation : cinq fois la perpétuité et quarante ans de sûreté ! Il avait été
enlevé dans un territoire occupé par la puissance occupante et transféré dans le pays occupant, ce qui est totalement contraire aux conventions de Genève dont on célèbre ces jours-ci les soixante
ans. Quant à l’homme, je l’ai rencontré plusieurs fois : j’étais à toutes les audiences, parfois avec Gisèle Halimi et des élus français, comme le député Jean-Claude Lefort, ou de la Gauche
européenne comme Francis Wurtz et Louisa Morgantini. Je l’ai aussi rencontré plusieurs fois en prison et me suis entretenu avec lui. Son procès a été un procès politique car c’est un dirigeant
important du Fatah pour la Cisjordanie et un député. Il a été poursuivi pour cela, pour le rôle qu’il a joué dans la résistance à l’occupation. Ils l’ont qualifié de terroriste comme l’avaient
fait les autorités françaises pour les résistants algériens.
N’était-il pas très engagé dans la lutte armée ?
Daniel Voguet. En fait, il était le responsable de la deuxième Intifada, qui était un mélange de lutte armée et de protestation populaire, avec manifestations, attaques contre les soldats et harcèlement des colons. Mais son objectif, il nous l’a longuement expliqué, était des négociations avec Israël pour un État palestinien viable, débarrassé des colonies. C’est d’ailleurs ce qui ressort de la déclaration des prisonniers qu’il a publiée avec des responsables de divers mouvements mais aussi du Hamas, emprisonnés avec lui.
Que signifierait sa libération selon vous ?
Daniel Voguet. Le gouvernement israélien, en l’arrêtant, a voulu donner un signe fort aux dirigeants palestiniens et leur signifier que la lutte armée entraînerait une répression terrible. Le libérer aujourd’hui serait le signe qu’Israël veut créer les conditions de vraies négociations de paix. Barghouti est resté très populaire, comme vient de le montrer son élection à la direction du Fatah avec un nombre impressionnant de voix. Mais sa popularité dépasse largement le cadre du Fatah. Il est de ceux qui sont pour un dialogue, voire une union avec le Hamas pour présenter un front uni face à l’occupant. Il est de ceux qui peuvent rassembler des gens d’opinion politiques différentes. C’est très nécessaire à un moment où la division du mouvement national palestinien l’entraîne dans une impasse et sert de prétexte à Israël pour refuser tout dialogue sérieux, toute concession. Cela contribuerait à ouvrir les portes de l’avenir pour les deux pays, la Palestine mais aussi Israël.

Une déclaration de Madame Hind KHOURY, déléguée
générale de la Palestine en France.
Monsieur UGUR Mehmet, né le 15/04/1976, de nationalité turque, domicilié au 11 rue du Levant, à Bondy (93), vit en France depuis bientôt 3 ans avec sa femme et ses enfants :
une petite fille, Ezgi, âgée de moins de 2 ans née en France et un garçon, Yunus Emre, âgé de 8 ans, scolarisé à l’école élémentaire Jean Rostand de BONDY.
Le coeur serré, nous avons appris, qu’un deuxième de nos concitoyens, privé de logement, est mort dans le bois de
Vincennes. Et que répond au même moment le tribunal de police de Paris qui rend la justice au nom de la République ? Il condamne l’association Droit au logement à 12 000 euros d’amende pour
avoir l’an passé défendu des sans-logis !
L’insatiable appétit de profits des groupes financiers, des fonds spéculatifs et des banques a provoqué en quelques mois la crise la plus grave que le monde ait
connu depuis 1929.
L
Après les injonctions de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, pour faire capoter ce schéma directeur et les propos scandaleux de M. Devidjian, président du conseil général des Hauts de Seine sur la volonté des communistes de maintenir les habitants de notre département dans la misère, l?intervention de M. Gilbert Roger est particulièrement mal venue.
Déclaration d'Hervé BRAMY Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis : "Dans un article du Monde daté du 26 juillet et intitulé « des élus socialistes contestent le SDRIF », Gilbert ROGER, 1er vice-président du Conseil général et Maire PS de Bondy, accuse « les élus communistes de vouloir engranger les logements sociaux pour se constituer un stock électoral ». Quel mépris pour les 55 000 demandeurs de logements de mon département. Comme le souligne l'article lui-même, cette déclaration est plus guidée par la compétition électorale en vue des échéances locales de 2008 que par un souci réel des habitants et des salariés de la Seine-Saint-Denis.