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Vendredi 14 août 2009

Marwan Barghouti vient d'être élu au comité central du Fatah par les 2000 congressistes réunis à Bethléem. Du fond de sa prison, en Israèl, il est un des seuls dirigeants palestiniens apparaissant capable de fédérer les différents mouvements palestiniens et de relancer le processus de paix au Moyen-Orient. Un ministre du gouvernement d'Israèl, vient d'ailleurs de demander la libération de celui que l'on appelle le Mandela palestinien. J'avais pour ma part souhaité et demandé au Maire au nom du groupe communiste et partenaire de faire Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville de Bondy. Cette proposition n'a pas à ce jour retenu l'approbation du PS et des Verts de notre commune. Vous trouverez ci-dessous, l'interview de Daniel Voguet qui a suivi le procès du leader palestinien, et qui estime que sa libération serait une chance pour les Palestiniens et pour Israël.

Vous avez fait partie du Comité international de défense de Marwan Barghouti et suivi son procès. Que pouvez-vous nous dire de l’homme ?

Daniel Voguet. Je veux d’abord rappeler l’illégalité totale de son procès et de sa condamnation : cinq fois la perpétuité et quarante ans de sûreté ! Il avait été enlevé dans un territoire occupé par la puissance occupante et transféré dans le pays occupant, ce qui est totalement contraire aux conventions de Genève dont on célèbre ces jours-ci les soixante ans. Quant à l’homme, je l’ai rencontré plusieurs fois : j’étais à toutes les audiences, parfois avec Gisèle Halimi et des élus français, comme le député Jean-Claude Lefort, ou de la Gauche européenne comme Francis Wurtz et Louisa Morgantini. Je l’ai aussi rencontré plusieurs fois en prison et me suis entretenu avec lui. Son procès a été un procès politique car c’est un dirigeant important du Fatah pour la Cisjordanie et un député. Il a été poursuivi pour cela, pour le rôle qu’il a joué dans la résistance à l’occupation. Ils l’ont qualifié de terroriste comme l’avaient fait les autorités françaises pour les résistants algériens.

N’était-il pas très engagé dans la lutte armée ?

Daniel Voguet. En fait, il était le responsable de la deuxième Intifada, qui était un mélange de lutte armée et de protestation populaire, avec manifestations, attaques contre les soldats et harcèlement des colons. Mais son objectif, il nous l’a longuement expliqué, était des négociations avec Israël pour un État palestinien viable, débarrassé des colonies. C’est d’ailleurs ce qui ressort de la déclaration des prisonniers qu’il a publiée avec des responsables de divers mouvements mais aussi du Hamas, emprisonnés avec lui.


Que signifierait sa libération selon vous ?

Daniel Voguet. Le gouvernement israélien, en l’arrêtant, a voulu donner un signe fort aux dirigeants palestiniens et leur signifier que la lutte armée entraînerait une répression terrible. Le libérer aujourd’hui serait le signe qu’Israël veut créer les conditions de vraies négociations de paix. Barghouti est resté très populaire, comme vient de le montrer son élection à la direction du Fatah avec un nombre impressionnant de voix. Mais sa popularité dépasse largement le cadre du Fatah. Il est de ceux qui sont pour un dialogue, voire une union avec le Hamas pour présenter un front uni face à l’occupant. Il est de ceux qui peuvent rassembler des gens d’opinion politiques différentes. C’est très nécessaire à un moment où la division du mouvement national palestinien l’entraîne dans une impasse et sert de prétexte à Israël pour refuser tout dialogue sérieux, toute concession. Cela contribuerait à ouvrir les portes de l’avenir pour les deux pays, la Palestine mais aussi Israël.

Par Jacques Jakubowicz
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Jeudi 6 août 2009

Une déclaration de Madame Hind KHOURY, déléguée générale de la Palestine en France.

Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet. Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable. Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux États, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.

Il convient d'abord de constater que l'explosion de la colonisation doit beaucoup aux avantages économiques octroyés aux colons. Selon un sondage de 'La Paix Maintenant', la grande organisation pacifiste israélienne, 77% des colons (en Cisjordanie, Jérusalem non compris) ont choisi d'habiter en Cisjordanie pour des raisons liées au 'mode de vie' proposé. Le plus souvent, ces colons s'installent en territoire palestinien parce que l'État d'Israël leur offre des logements de qualité à bas prix agrémentés d'incitations financières. La construction d'infrastructures et la mise à disposition de services à l'usage exclusif des colons entravent le fonctionnement normal des villes et villages palestiniens. Ce sont l'existence de ces colonies qui justifient largement les restrictions à la libre circulation des Palestiniens imposées par Israël, et matérialisées par les checks points et le Mur de Séparation. A force de destructions de maisons et de confiscations de terres, mes compatriotes viennent grossir chaque jour les agglomérations palestiniennes existantes, et déjà surpeuplées. Enfin, l'extension des colonies et la main mise des autorités israéliennes sur les ressources naturelles palestiniennes limitent les sources de revenu à la disposition des Palestiniens. Elles privent des centaines de milliers d'entre eux des moyens de mener une vie décente.

La responsabilité israélienne est centrale. On ne peut cependant passer sous silence le comportement de nombreuses sociétés étrangères, qui finalement contribue au développement démographique et économique de ces colonies en Cisjordanie. Notamment, Certaines entreprises françaises, répondant à une commande israélienne, achèvent de construire un tramway à Jérusalem-Est occupé. Cette ligne de tramway ne sert pas le bien-être des palestiniens mais vise à connecter les colonies israéliennes au centre de Jérusalem. Cette construction atomise un peu plus le tissu socio-économique palestinien tout en consolidant la mainmise d'Israël sur Jérusalem.

Sans doute est-il nécessaire de rappeler que le transfert d'une population étrangère sur une terre occupée est prohibé par la quatrième convention de Genève du 12 août 1949, dont le Conseil de sécurité des Nations unies a maintes fois réaffirmé la validité. La résolution 465 du 1er mars 1980, affirme notamment que : « Toutes les mesures prises par Israël pour modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens (...) y compris Jérusalem (...) n'ont aucune valeur en droit. » Les États doivent donc « ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement ».

Aussi, est-il devenu aujourd'hui indispensable que la France prenne les mesures adéquates afin d'empêcher ses entreprises et ses nationaux d'agir illégalement dans les territoires occupés palestiniens.

Second terrain qu'il convient de couvrir : mettre fin à l'importation de biens produits dans les colonies. Au sein de l'UE, la France figure parmi les premiers importateurs de produits israéliens. Parmi ceux-ci, nombreux sont les produits qui proviennent en réalité de colonies situées en Cisjordanie. Ainsi, des sociétés israéliennes implantées dans les colonies s'enrichissent injustement en exploitant la terre et l'eau illégalement soustraites aux Palestiniens, ressources qui devraient normalement permettre le développement économique palestinien. L'UE et Israël disposent d'un arrangement qui prévoit que ces biens ne bénéficient pas de l'accord de libre-échange qui les lie. Mais comment peut-on accepter que ces biens, produits sur un territoire usurpé en violation du droit international, puissent même continuer à entrer sur le marché européen ?

L'UE jouit déjà d'une relation étroite avec Israël. Elle peut dès à présent utiliser son influence auprès de son partenaire afin d'obtenir qu'il se conforme à ses demandes répétées de geler la colonisation. Il est grand temps d'adopter une nouvelle approche : Israël, comme n'importe quel Etat agissant en violation du Droit international, doit comprendre que de tels agissements ont un coût.

Seules des mesures concrètes prises par les grandes puissances et notamment l'Etat français et l'UE peuvent mettre fin au morcellement continu des territoires qui torpille les dernières chances de paix entre Israël et le peuple palestinien. L'UE soutient ces territoires occupés à hauteur de 500 millions d'euros par an. Tout comme il relève de sa responsabilité de vérifier que cet argent sert directement la cause de la paix, il est de son droit de s'assurer que cet investissement n'est pas sabordé par la politique de "fait accompli" menée par Israël en territoire palestinien. Agir sur le front des colonies, après des décennies de condamnations infructueuses, ce n'est pas favoriser un camp ou l'autre. Joindre les actes à la parole c'est au contraire sauver les derniers espoirs de paix sur la base de la cohabitation de deux États.

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 24 avril 2009

Oui, je n’en reviens pas et je vous livre mes premières impressions d’un voyage à l’intérieur d’un état qui n’existe que par la part de rêve, la fertilité de l’imaginaire, et la lueur de l’espoir

Un territoire bouclé, muré d’une démesure coloniale, une prison à ciel ouvert avec comme seule porte, le tourniquet d'un checkpoint au pied d'un mirador. La maison d'un côté, la terre et l'école de l'autre.

Jérusalem, la ville sainte, aux symboles religieux chargés d’histoire ne donne en exemple qu’une ville déchirée, séparant l’est et l’ouest par un mur aux lamentations inutiles et un tramway roulant allègrement sur les résolutions onusiennes pour desservir bientôt les colonies illégales. Un tramway nommé "des ires", celles des palestiniens restés sur le quai.

Jérusalem m’a paru belle et accueillante le jour, torturée et défigurée la nuit. Au crépuscule, les peurs se réveillent, à tout moment des jets de pierres peuvent tomber de la colonie qui surplombe ce quartier-Est dépeuplé et chaque jour vidé un peu plus de ses familles arabes.

Suivent les descentes de milices armées qui perforent le silence assourdissant de ce quartier. Au petit matin, les bulldozers vrombissent.

Malgré le mur, les checkpoints, les contrôles au faciès, malgré le mépris, les insultes, les attentes interminables, dégradantes et obsédantes, ils sont venus, ils témoignent, ils nous imposent une leçon de courage, de dignité, de respect, d’intelligence. Ils sont communistes palestiniens, forces de paix israéliennes, mères de prisonniers, femmes de leaders élus démocratiquement et détenus arbitrairement, ils sont le peuple qui lutte, qui résiste, qui propose, qui s’exprime et surtout qui dérange.

Et ces enfants, mille fois photographiés. Pas pour leur détresse, leur chagrin, leur abandon, leur misère, mais pour leur gaîté, leurs sourires lumineux, leur joie de vivre et d’accueillir. Moi, qui viens d’une banlieue populaire de la région parisienne, j’ai trouvé chez ces enfants des camps de réfugiés, plus de chaleur, de raison d’espérer, de regards tournés vers l’avenir.

Ici, pas un soupçon de résignation, mais au contraire une profonde détermination

 Oui ce peuple est fier, digne dès le plus jeune âge comme un pied de nez à l’occupant, c’est déjà une forme de résistance. Le rapport des forces est outrageusement en faveur de l'occupant, mais la force ne saurait suffire à mettre à genoux un peuple sur sa propre terre.

Belle et remarquable aussi cette expression murale dans les camps. Ici les murs parlent en même temps qu’ils embellissent les rues. Dessins, peintures, graffitis, fresques résistent, luttent, expliquent, dénoncent. Face aux mitraillettes, les pinceaux s'affutent, face aux oppresseurs, les artistes résistent.

Et ce mur de la honte, infranchissable laideur de béton surmontée de miradors concentrationnaires et de barbelés enroulés dans les souvenirs d’une autre barbarie à l’issue de laquelle les survivants commémorèrent le souvenir pour que plus jamais cela ne se reproduise.

Les réfugiés palestiniens qui de leur camp n’ont d’horizon que ce triste décor ont parfois choisi d’y inscrire leur rêves, d’y laisser courir leur imagination. Une fois encore l’expression artistique est une arme affutée. Un théâtre se construit au pied du mur qui à cet endroit précis sert aussi d’écran géant de projection. Ailleurs, sur un escalier peint en noir, des ombres gravissent les marches du sol vers le sommet du mur et la liberté, Plus loin, une porte s’entrouvre dans le mur sur une plage ensoleillée. Le réalisme de la fresque est saisissant. Parfois aussi les dessins sont plus  plus expressifs de la douleur et de la rage ou encore emprunts d’un humour insoupçonné.

Puis il y a les moments extrêmement forts, qui marquent le respect et démarquent de la manière dont sont rapportés les événements en France.

L’échange avec un responsable de l’autorité palestinienne à Ramallah, à deux pas du tombeau de Yasser Arafat. L’atmosphère a beau être solennelle, les propos sont francs, sans langue de bois, les difficultés sont reconnues, les efforts pour surmonter les divisions palestiniennes expliqués, le libre choix pour le retour des réfugiés précisé, l’attente envers la communauté internationale sollicitée.

Avec la femme Marwan Barghouti, emprisonné et condamné cinq fois à perpétuité, c’est un sentiment mêlé de haute tenue politique et d’émotion forte devant ce témoignage que Fadwa Barghouti tient à élargit au 1100 prisonniers palestiniens, hommes, femmes, enfant et élus du peuples qui croupissent, souvent sans visite possible, dans les geôles israéliennes.

La déclinaison de chiffres est souvent un exercice assez froid, ici, il nous glace le sang: 170 colonies installées en Cisjordanie, 640 points de contrôle empêchent toute vie normale. Les routes de contournement construites par les israéliens en Cisjordanie,  à 60% ne sont pas accessibles aux palestiniens qui d'ailleurs ont besoin d'un permis de circuler délivré par Israël, même dans leur propre territoire.

Pour se réchauffer, rien de tel que la joie d’avoir été reçu aussi bien dans la maison de notre guide avec un sirop à l’eau dans un camp palestinien, que dans le bureau du maire communiste de Nazareth, qui malgré notre retard et la préparation de la visite prochaine du pape dans sa ville, nous a reçu de longues minutes. Cette ville, berceau du christianisme, est tout sauf banale: plus grande des villes arabes en Israël, elle a élu à sa tête un maire communiste acquis à la cause Palestinienne. On comprend que ça énerve un peu du côté du gouvernement Israélien.

A tous, partout où nous avons été reçus, nous avons promis de témoigner, de faire jouer la solidarité avec ce peuple formidable et nous allons le faire. Nous sommes en train de le faire. Des jumelages ont été réalisés, d’autres sont en cours, à l’image de la ville de Stains, des propositions pour faire citoyen d’honneur, Marwan Braghouti ou/et salah Amouri vont se multiplier, des débats sont programmés, des journaux, des blogs sont sollicités, des déclarations, des lettres au président de la république, des conférences de presse se multiplient.

Il nous appartient à présent de peser de toutes nos forces pour qu'enfin une solution politique permette d'avancer dans  la seule issue possible, la création d'un état palestinien avec Jérusalem-est pour capitale, l'existence de deux états pour deux peuples: Israël et la Palestine.

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 23 janvier 2009

Monsieur UGUR Mehmet, né le 15/04/1976, de nationalité turque, domicilié au 11 rue du Levant, à Bondy (93), vit en France depuis bientôt 3 ans avec sa femme et ses enfants : une petite fille, Ezgi, âgée de moins de 2 ans née en France et un garçon, Yunus Emre, âgé de 8 ans, scolarisé à l’école élémentaire Jean Rostand de BONDY.

 

Le frère de Monsieur UGUR vit en France depuis de nombreuses années, il est en situation régulière.

Monsieur UGUR a été arrêté mardi 7 janvier 2009 à Paris alors qu'il partait chercher du travail afin de subvenir aux besoins de sa famille comme il l'a toujours fait : il a déclaré ses revenus en 2008 ! Depuis son arrestation, il est passé devant le JLD, puis devant le Tribunal Administratif et est toujours retenu au dépôt de Cité à Paris.

Chaque jour ses enfants pleurent et demandent à voir leur père. Que vont devenir sa femme et ses enfants s'il est expulsé ?

 

Nous revendiquons pour Monsieur UGUR le droit de vivre en France auprès des siens, nous demandons à Monsieur le Préfet de Paris de libérer Monsieur UGUR et d’annuler l’Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière.

 

Interpellé et placé en rétention, M. UGUR est menacé d’expulsion. Sa reconduite à la frontière, possible d’un jour à l’autre, briserait une famille et infligerait un grave traumatisme à ses deux enfants, dont l’une est née en France et l’autre poursuit une scolarité bien engagée. Autour de lui, à Bondy et ailleurs, une solidarité exemplaire se manifeste parmi la population et les élus. Signez la pétition en sa faveur...en cliquant ..ICI
Par Jacques Jakubowicz
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Jeudi 27 novembre 2008

Le coeur serré, nous avons appris, qu’un deuxième de nos concitoyens, privé de logement, est mort dans le bois de Vincennes. Et que répond au même moment le tribunal de police de Paris qui rend la justice au nom de la République ? Il condamne l’association Droit au logement à 12 000 euros d’amende pour avoir l’an passé défendu des sans-logis !

Il reproche à cette association d’avoir soutenu 374 familles sans abri en les faisant camper rue de la Banque, à Paris. Beau symbole pour rendre visible la misère qu’on veut cacher ou reléguer à la périphérie des villes ! Quel autre moyen avaient-elles de crier leur détresse, elles qui sont aussi privées de voix ? L’association les Enfants de Don Quichotte d’Augustin Legrand est également poursuivie pour des faits similaires. C’est révoltant !

Attaquer ainsi les associations qui défendent les sans-toit, jusqu’à tenter de les étouffer financièrement, revient à désarmer les 100 000 personnes aujourd’hui sans abri, les 600 000 qui habitent dans un logement qualifié « d’indigne », les 900 000 qui n’ont pas de domicile personnel et les 3,5 millions de mal-logés. Tout cela au moment où une majorité de nos concitoyens craignent de sombrer dans la grande précarité et de perdre leur logement.

Aucun homme de coeur ne peut laisser faire. D’autant que les attendus du jugement ajoutent du mépris au mépris en condamnant le DAL à partir d’un article du Code de la route, qualifiant les familles privées de logement qui avaient campé rue de la Banque « d’objets embarrassant la voie publique sans nécessité » !

 

Au nom de la liberté et du droit d’association, nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites contre Droit au logement. Au nom du droit élémentaire de pouvoir vivre sous un toit, nous réclamons que tout soit fait pour empêcher qu’on meure encore sous les ponts et dans les bois. Au nom du droit fondamental à se loger, nous réclamons un vrai plan de construction de logements plus accessibles, à un prix de loyer raisonnable.

 

Les mal-logés ne sont pas tous concentrés dans le bois de Vincennes, ils sont aussi dans nos villes à Bondy, aux abords du canal de l’Ourcq ou des voies ferrées.

 

Des milliers de personnes attendent un logement décent dans notre ville. Comment peut-on s’accommoder des mesures gouvernementales et des procès contre les associations de droit au logement.

 

Les communistes en tout cas s’y opposent et soutiennent toutes les luttes qui demandent le retrait des lois Boutin/Sarkozy et proposent des mesures favorables au développement du logement social pour tous.

 

Par Jacques Jakubowicz
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Mardi 4 novembre 2008

L’insatiable appétit de profits des groupes financiers, des fonds spéculatifs et des banques a provoqué en quelques mois la crise la plus grave que le monde ait connu depuis 1929.

Mais, avec les gouvernements qui les soutiennent, ils veulent en solder les comptes sur le dos des salariés et des peuples.

Qui va payer?

 En France, Sarkozy et sa majorité qui hier encore déclaraient que les caisses étaient vides ont trouvé des centaines de milliards pour voler au secours de la finance. Mais ils vont présenter la note aux contribuables. En revanche, lorsqu’il s’agit de prendre des mesures visant à sauvegarder l’emploi,  les vieilles recettes du capitalisme libéral, qui sont en fait au cœur de la crise, reviennent au galop : bas salaires, exonération fiscales pour les patrons, aggravation de la précarité pour les salariés, pressions accrues sur les chômeurs, travail du dimanche… Et pour le reste des grands discours sur la sécurisation des « transitions professionnelles» et des décisions sans communes mesures avec la gravité de la situation tel le recours aux emplois aidés le plus souvent précaires.

C’est d’autant plus inacceptable que les conséquences de la crise et de la récession frappent avec brutalité les salariés, précaires et chômeurs : multiplication des plans de licenciements, mise au chômage des intérimaires, secteurs d’activités sinistrés tels l’automobile, la construction, l’aéronautique etc., salaires plus comprimés encore, dépenses publiques amputées…

 Le capitalisme en cause

 Au cœur de la crise actuelle, se trouvent un système et des politiques orientées vers la recherche de la rentabilité financière écrasant la croissance réelle, la diminution des dépenses publiques, la mise en concurrence des hommes et des territoires.

C’est ce système qui vacille aujourd’hui et qu’il faut changer.

En France, en Europe et dans le monde, il est urgent d’adopter des réformes ambitieuses, permettant de mobiliser l’argent au service de la réponse aux besoins sociaux et humains et d’un nouveau type de développement.

Il est de la responsabilité de la gauche de se rassembler tout entière afin de prendre les initiatives d’action et de conviction indispensables pour faire prévaloir cette voie novatrice. C’est nécessaire et c’est urgent pour notre pays et pour notre peuple.

C’est le sens de cet appel initié par le Parti communiste pour porter les exigences suivantes :

Répondre aux besoins sociaux c’est soutenir l’activité économique et l’emploi :

-        Augmentations immédiate des salaires et retraites, coup d’arrêt à la précarisation du salariat.

-        Investissement massif dans le logement social, les transports, la recherche, l’éducation, la santé, l’environnement…

-        Soutien aux collectivités territoriales qui sont les principaux investisseurs sociaux.

-        Annulation du programme  de suppressions d’emplois dans la fonction publique.

-        Moratoire sur les licenciements dans le secteur privé.

-        Relance des services publics et annulation des opérations de privatisation notamment à La Poste.

-        Prise d’initiatives pour relancer la politique industrielle et la recherche.

Réorienter les financements, mobiliser de nouveaux moyens financiers,

-        Créer un pôle financier public au service d’une nouvelle politique du crédit favorisant l’emploi et s’opposant à la spéculation.

-        Supprimer les cadeaux fiscaux et les exonérations de charges qui alimentent les opérations financières et plombent les comptes publics. Instaurer immédiatement  une contribution des grandes fortunes.

-        Réorienter ces moyens vers des Fonds Régionaux pour développer l’activité en créant des emplois.

-        Au plan européen, créer un front des pays partenaires et des forces sociales pour la réorientation de la BCE et la remise en cause du Pacte de stabilité. Ces derniers ont contribué à la crise et l’aggravent aujourd’hui.

-        Dans le même cadre, instaurer des politiques d’harmonisation sociale vers le haut en rupture avec les ravages de la « concurrence libre et non faussée ».

-        Lutter contre les dumpings sociaux, écologiques et fiscaux, démocratiser radicalement le FMI, l’OMC, la Banque mondiale et remettre en cause l’hégémonie du Dollar en ouvrant le débat sur la nécessité d’une monnaie commune mondiale pour les échanges internationaux.

Instaurer des pouvoirs  démocratiques nouveaux pour maîtriser l’économie

-        Instaurer des pouvoirs de contrôle et de pilotage dans les institutions bancaires publiquement soutenues. Faire reculer les pouvoirs accumulés par les marchés financiers, actionnaires et investisseurs

-        Gestion démocratique des Fonds Régionaux pour l’Emploi avec les représentants des salariés et les élus des territoires

-        Création de commissions de contrôle de l’utilisation des fonds publics attribués aux entreprises

-        Droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises afin qu’ils puissent intervenir sur la définition des choix de gestion et des stratégies des entreprises et des banques

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 12 septembre 2008

Notre camarade B. a été mis en garde à vue au commissariat de Bondy après un contrôle d'identité à la gare. Dès que nous avons eu l'information, je me suis rendu avec Sylvie Pierronnet, animatrice de la section PCF de Bondy au commissariat pour apporter notre soutien et avoir quelques informations. Dès le lendemain, Sylvie Badoux, maire adjointe communiste et Pascal Boularand ont constitué une première cellule de crise au groupe communiste en mairie. La suite vous est raccontée ci-dessous par les intéressés eux-mêmes.

Jacques Jakubowicz


L
e 11/09 à 18 heures, Monsieur B. sans-papier  d'origine congolaise se faisait arrêter suite un contrôle de police à  la gare de Bondy.
      
B. est arrivé en France en 2001, il travaille et élève deux  enfants scolarisés dans notre ville.   

Après avoir passé la nuit au commissariat de Bondy, il est dirigé le lendemain 11/09 dès 9 heures vers le Poste de Police de Bobigny pour y être auditionné par l'UTIL (service chargé de collecter les  renseignements auprès des sans-papiers et antichambre des Centres de  Rétention).
 

Une cellule composée de militants et d'élus réunie en mairie de Bondy  s'est attachée à faire intervenir le cabinet du Maire, celui d'E. Guigou, de diverses associations dont RESF afin de protester contre  cette arrestation et demander la libération de notre camarade B. à l'issue de sa garde à vue. 

Il fallait faire vite, car la garde à vue de B. expirait vers 17  heures et dès cet instant, il pouvait être directement déféré auprès  de la Préfecture et placé en Centre de Rétention. 

Accompagnée de la compagne de B., une délégation s'est donc  rendue au Poste de Police de Bobigny vers midi pour transmettre les lettres de protestation.

La personne qui nous a reçu et qui était en charge du dossier B.  s'est montré optimiste quant à sa libération (compte tenu des  éléments qui plaidaient en sa faveur) et aux alentours de 15 heures  B. était libéré et rentrait chez lui avec uniquement l'injonction  de se mettre en conformité avec la législation et de déposer au plus  vite une demande de régularisation auprès de la Préfecture. 
 

A suivre !
Une bonne nouvelle en cette rentrée plutôt maussade...


Pour le réseau,

Pascal Boularand

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 27 juillet 2007
Après les injonctions de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, pour faire capoter ce schéma directeur et les propos scandaleux de M. Devidjian, président du conseil général des Hauts de Seine sur la volonté des communistes de maintenir les habitants de notre département dans la misère, l?intervention de M. Gilbert Roger est particulièrement mal venue.
 
Qu?en est il des propos du Maire et Vice-Président du Conseil Général ?

G. Roger reproche au SDRIF, la concentration de logements sociaux dans le département et la volonté des communistes de « vouloir engranger des logements sociaux pour se constituer un stock électoral ».

Outre le côté grotesque de cette affirmation, ces propos diffamatoires et polémiques méprisent complètement les demandeurs de logements sociaux et les élus qui indéfectiblement les soutiennent.

On lira dans les interventions de l?association de Bondy pour un logement pour tous, du président du conseil général de Seine Saint_Denis, et du secrétaire départemental du PCF, l?indignation que ces propos suscitent.

 Pour avoir vérifié ces dires sur le Blog de M Gilbert Roger, je dois également exprimer ma surprise à la lecture du billet précédemment mis en ligne et intitulé : Libye, coup de chapeau.

En effet le maire socialiste apporte un soutien sans réserve à la démarche qui a prévalu à la libération des infirmières Bulgares.

Bien entendu, je me félicite comme lui de la libération des otages, mais rendre un hommage appuyé à celle qu?il appelle par son petit nom : Cécilia, pour « son action qui ne correspond à aucun organigramme institutionnel ; mais il en a été de même dans le passé avec d?autres épouses de Présidents en exercice. », me semble inquiétant.

Aucun mot sur la présidentialisation du régime, et sur le fait que la femme du président et le secrétaire général de l?Elysée s?accaparent les pouvoirs que la constitution réserve au premier ministre et au ministre des affaires étrangères.

Aucune interrogation sur les transactions secrètes qui ont rendu possible cette libération alors qu?elle avait échoué pendant 6 ans.

Aucune inquiétude sur la fourniture d?une centrale nucléaire civile arrachée par le colonel Khadafi.

 Comme l?exprime une des infirmières Bulgare libérée, au journal Libération vendredi, elle n?avait aucune crainte d?être exécutée, car si telle avait été l?intention de la Libye , elle n?aurait pas attendu 6 ans pour le faire. Elle a au contraire conscience d?avoir été une otage et que sa libération a fait l?objet d?intenses tractations.

Ce que G.Roger traduit dans ses termes : « le monde a changé ; à nous de le comprendre et de tisser des liens forts avec les diplomaties étrangères ».

 Monsieur Gilbert Roger a déjà viré une première fois après l?échec au référendum sur le traité constitutionnel européen auquel il appelait à voter « OUI » en adhérent dans la foulée au Nouveau Parti Socialiste ( NPS) qui lui, avait appelé à voter « NON ».

Nous prépare-t-il cette fois un autre virage toujours dans le sens du vent, comme l?ont déjà effectué un certains nombre de ses amis socialistes en adoubant la politique du nouveau président ?

 
Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 27 juillet 2007

Déclaration d'Hervé BRAMY Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis : "Dans un article du Monde daté du 26 juillet et intitulé « des élus socialistes contestent le SDRIF », Gilbert ROGER, 1er vice-président du Conseil général et Maire PS de Bondy, accuse « les élus communistes de vouloir engranger les logements sociaux pour se constituer un stock électoral ». Quel mépris pour les 55 000 demandeurs de logements de mon département. Comme le souligne l'article lui-même, cette déclaration est plus guidée par la compétition électorale en vue des échéances locales de 2008 que par un souci réel des habitants et des salariés de la Seine-Saint-Denis.

Je rappelle, au passage, que les élus socialistes ont tous adopté la délibération du Conseil général de la Seine-Saint-Denis sur le Schéma d'Aménagement d'Ile-de-France porté par Jean-Paul Huchon et que Gilbert Roger ne s'est pas exprimé lors de cette séance du 26 juin dernier.

Cet avis positif de notre Assemblée n'est pas un chèque en blanc. Notre délibération ne comporte pas moins de 13 exigences et 2 amendements. Pour autant, ce nouveau SDRIF comporte des avancées pour la population de la Seine-Saint-Denis. Il affirme l'ambition d'une région parisienne solidaire et d'un rééquilibrage de l'Ouest vers l'Est.

D'ailleurs, hommage du vice à la vertu, ce n'est pas un hasard, si le Président de la République en personne, piétinant toutes les règles démocratiques d'autonomie des collectivités locales, s'en est pris violemment au projet de SDRIF, le mois dernier. J'ai d'ailleurs réagi vigoureusement.

Le nouveau SDRIF, en outre, a fait l'objet d'un véritable processus démocratique. Pour ce qui nous concerne, sous l'impulsion de Jean-Jacques Karman, Vice-Président à l'Aménagement, nous avons organisé pas moins de 152 réunions publiques et débats en Seine-Saint-Denis, avec la population, les élus locaux et les forces vives.

Au-delà de la polémique que veut engager Gilbert Roger envers les élus communistes, qui me rappelle désagréablement, et je le regrette, la saillie de Patrick Devedjian en juin dernier, je veux, pour ma part, aborder cette question du logement sur le fond. D'autant que je n'oppose pas logement social et logement de qualité, bien au contraire.

Le projet de SDRIF, élaboré par le Conseil régional fixe à la Seine-Saint-Denis un objectif de construction de 8800 logements par an, dont 3500 logements sociaux. Cela constituerait, d'ici 2030, une augmentation du patrimoine social existant, de 6% en Seine-Saint-Denis, 9% à Paris, 10% dans le Val de Marne, 11% dans les Hauts de Seine.

C'est un début de rééquilibrage qui inclut les projets de rénovation urbaine, très importants en Seine-Saint-Denis, puisqu'ils concernent plus de 10.000 logements.

Le traitement de la question du logement à l'échelle régionale implique une solidarité encore plus forte, avec une répartition plus égale, au sein des départements, dans la construction neuve. Car, aujourd'hui, 51% des logements sociaux en région parisienne sont concentrés dans 8,5% des communes et 188 communes sont encore en deçà de l'exigence du seuil des 20% de la loi SRU.

C'est le sens des exigences que nous avons formulées dans la contribution de la Seine-Saint-Denis au SDRIF, en réclamant également que l'effort de construction dans notre département soit accompagné des moyens d'une requalification urbaine sans précédent associant au logement, les transports, les emplois, les services et les équipements publics.

A mon sens, ce n'est pas la quantité de logements sociaux qui pose problème dans notre société. C'est l'état de pauvreté qui touche toutes les couches sociales : les personnes privées d'emploi mais également les salariés, les retraités, les accédants à la propriété sur endettés, etc

D'ailleurs la paupérisation au sein des copropriétés dégradées est aussi importante que dans les logements HLM. Nous voulons de la qualité, de la diversité, pour rendre effectif pour tous le droit au logement, et permettre ainsi de véritables parcours résidentiels.

C'est pourquoi, j'ai proposé à l'Assemblée départementale de favoriser la construction avec une aide du Département aux bailleurs de 5000 euros/logement, notamment pour les jeunes. Cette mesure a été adoptée à l'unanimité.

Alors soyons sérieux!

Parce qu'il est urgent de faire face à la crise du logement qui frappe si durement les Franciliens et les habitants de la Seine-Saint-Denis, j'ai fait de cette question du logement, l'une des 4 grandes priorités de mon mandat, avec l'emploi, l'Education et la Jeunesse.

Retrouvons-nous dans ce combat et battons-nous ensemble pour que le gouvernement, plutôt que de multiplier les cadeaux fiscaux aux plus fortunés, s'engage dans le financement du logement social et la création d'un grand service public de l'Habitat, seul à même d'assurer l'égalité.

Dans ce débat sur l'avenir de l'Ile-de-France et l'urgence sociale qui s'y exprime, dans les actions que nous menons pour la qualité de vie des séquano-dionysiens, qu'il s'agisse du pouvoir d'achat, de l'emploi, des transports, de la santé, et donc du logement, j'appelle à nouveau au rassemblement le plus large, utile et nécessaire, pour répondre aux besoins de la population.

La « contribution de la Seine-Saint-Denis pour un essor global et rééquilibré » de la Région Ile-de-France est consultable sur le site du conseil général.
Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 27 juillet 2007

SCHEMA D?AMENAGEMENT DE L?ILE-DE-FRANCE

 OUI A LA CONSTRUCTION DE NOUVEAUX
 LOGEMENTS SOCIAUX EN SEINE-SAINT-DENIS !

Un article du Monde (26 juillet 2007) fait état de la contestation par certains élus socialistes de la Seine-Saint-Denis, du schéma d?aménagement de l?Ile-de-France, notamment parce qu?il programme la construction de nouveaux logements sociaux en Seine-Saint-Denis.

 
Après les attaques de Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy, une telle prise de position publique de la part d?élus socialistes qui n?hésitent pas à utiliser les mêmes arguments diffamatoires à l?égard des communistes, suscite de ma part beaucoup d?interrogations.

Rappelons que les objectifs du S.D.R.I.F. consistent à déboucher sur des constructions de nouveaux logements sociaux à l?échelle de toute l?Ile-de-France, y compris à Paris, ce qui constitue une véritable avancée pour commencer à réduire les inégalités existantes entre territoires.

 
On ne peut bouder cet effort quand le mal logement touche 8 millions de personnes avec un manque de 600.000 logements sociaux pour répondre aux besoins, et alors que la Seine-Saint-Denis ne compte pas moins de 55.000 demandeurs de logement en attente?
 
Rappelons que les inégalités territoriales en matière de logement persistent dans notre département lui-même.
 
Nous ne cautionnons pas, quant à nous, l?égoïsme des maires comme Eric Raoult au Raincy qui n?appliquent pas la loi SRU et qui sont loin des 20 % des logements sociaux.
 
Gilbert Roger, élu socialiste de ce même département reproche aux communistes « de vouloir engranger des logements sociaux pour se constituer un stock électoral ».
 
Je trouve que ces propos sont non seulement méprisants pour les populations concernées, mais qu?ils témoignent sur le fond d?une volonté politique de céder aux sirènes libérales qui fustigent toute intervention publique en matière de politique de l?habitat.
 
Ces élus socialistes qui préfèrent privilégier la polémique politicienne oublient les réalités, en particulier cette forte demande de construction de logements sociaux exprimée par toutes celles et ceux qui ont participé aux débats publics sur le S.D.R.I.F.
 
Les communistes, quant à eux, revendiquent l?héritage du logement social en Seine-Saint-Denis qui a permis et permet encore de loger le plus grand nombre de familles, qui n?auraient par ailleurs aucune possibilité d?accès au logement privé.
 
Nous continuons à penser qu?il faut construire de nouveaux logements sociaux de qualité dans notre département parce que les besoins sont immenses, et qu?il faut y répondre par des engagements fermes et solidaires et en affectant plus de moyens aux bailleurs sociaux.
 
Nous continuerons à agir avec les locataires, les demandeurs de logement, les mal logés, les militants associatifs et syndicaux qui exigent une vraie politique publique et une véritable sécurité sociale du logement notamment dans le cadre des « Mardis du logement », parce qu?au 21ème siècle le droit à un toit pour tous et partout est vital et constitutif de la plus élémentaire dignité humaine.
 
Pantin, le 26 juillet 2007.
Par Jacques Jakubowicz
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