Publicité

Conseil Municipal

Dimanche 8 février 2009

Suite au décès de notre ami et camarade Lucien Chapelain, le conseil Municipal de Bondy a adopté à l'unanimité, la proposition de donner le nom de Lucien Chapelain, résistant déporté à Buchenwald, et qui a marqué la seconde moitié du 20è siècle à Bondy par son action comme adjoint au maire et député suppléant communiste, à la voir Promenade dans le nord de Bondy.

Cette rue, qui passe devant l'entrée principale du Bois de Bondy sera inaugurée en présence de la population et du personnel communal qui le souhaite comme l'a confirmé le maire, interpellé par notre camarade Sébastien Clée, adjoint au maire communiste.

Mireille Chapelain, son épouse, a donné son accord et remercie les très nombreux amis de Lucien qui ont participé aux obsèques ou ont envoyé un mot de condoléances.
Vous pouvez retrouver en suivant les liens ci-dessous, les interventions prononcées par Gilles Garnier, membre de la direction nationale du PCF et conseiller général de Noisy-le-Sec et par moi-même lors de la cérémonie funéraire de Lucien Chapelain.

http://gaucheressemblerassemble.elunet.fr/index.php/post/30/12/2008/Discours-pour-les-obseques-de-Lucien-Chapelain-par-Gilles-Garnier

http://jakubowicz.over-blog.org/article-26222617.html

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009

Chers collègues,


Le budget 2009 s’inscrit sous la double pression d’une part d’une crise internationale, bancaire, financière, économique, environnementale et sociale inédite et d’autre part de l’accentuation d’une politique gouvernementale qui vise par des mesures et des contre réformes à vider le modèle social français de toutes les avancées sociales et démocratiques conquises depuis le front populaire et la libération.


Le régime autocratique imposé à marche forcé entend museler toute contestation démocratique, toute opposition à la politique de Sarkozy et ainsi faciliter l’objectif poursuivi ; faire supporter aux familles et aux collectivités locales et à elles seules, les conséquences de la crise. Droit de grève, indépendance de la presse et de la magistrature, droits du parlement, tous est attaqué, détruit, mise au pas.


La mission confiée à l’ancien 1er ministre Balladur est on ne peut plus claire : contribuer avant tout par la loi à un renversement du rapport de force politique. La droite ne supporte pas de diriger le pays avec une majorité de grandes collectivités, la quasi totalité des régions, la majorité des départements, un très grand nombre de villes, de communautés urbaines et d’agglo dirigées par des élus de gauche. D’où la volonté de brider cette capacité de résistance, cette forme de contre pouvoir à l’image des réformes engagées contre l’éducation, la justice ou les médias. Volonté également de réduire le périmètre du service public à sa plus simple expression pour pouvoir confier au privé de nouveaux champs ouverts au profits.


Les premières conséquences directes de la crise et de la politique de la droite sur le budget vont se manifester par une explosion de la demande sociale en 2009 et 2010. La montée du chômage, les pertes de pouvoir d’achat, la privatisation des services publics vont conduire les familles à se tourner vers la collectivité pour obtenir une aide sociale accrue. Cette demande sociale aura pour conséquence une augmentation des dépenses en prestations sociales. Bien entendu les villes de gauche qui privilégient le social par choix politique, seront, de fait, plus impactées budgétairement que les autres qui souvent sont aussi les villes les plus riches.

Côté recettes je ne m’étends pas sur les baisses des dotations et les transferts de charges  de l’état évoquées dans le document présenté par M. Zahi, auxquelles s’ajoutent la baisse des droits de mutation liés à la chute de l’immobilier et l’annonce pour 2009 de la réforme/destruction de la TP.

Hausse inévitable des dépenses et chute organisée des recettes ne peuvent conduire qu’à rendre la gestion des communes inextricables. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si une réforme se profile sur le plan institutionnel pour supprimer des échelons du mille feuilles administratif  et regrouper à marche forcée les communes dans des intercommunalités dont les élus ne maîtriseraient ni les tenants ni les aboutissants. De ce point de vue, je pense que c’est bien d’inscrire dans le DOB la question de la création d’une communauté d’agglo avant la mise en chantier de cette réforme afin d’en maîtriser la construction et les projets entre élus et population.


Les marges d’intervention des communes sont de fait réduites à très peu de chose et le journal « Les Echos », dans un article appelé « Inéluctable hausse des impôts locaux » (en 2009 et 2010), a bien résumé la situation en avançant l’avis de deux élus : Philippe MARINI (UMP), le rapporteur général du budget, et Jean ARTHUIS (ancien ministre des finances), Selon eux, les finances locales devront assumer une bonne part des conséquences de la crise.


« On va compter davantage sur les collectivités pour soutenir le BTP via l’investissement public local, qui est essentiel en période de chute des commandes privées » souligne Philippe MARINI, qui insiste : les communes et les départements vont aussi jouer un rôle d’amortisseur social » face aux besoins croissants des personnes précaires (RMI, aide sociale, etc...). Il ne faut pas être grand clerc pour prédire, sur la période 2009-2010, un rythme soutenu de la dépense locale en même temps qu’une hausse des impositions locales. »


Nous sommes de ceux qui pensent que ce n’est pas au monde du travail et de l’économie réelle de régler la facture de la folie du capitalisme financier. On ne peut pas dilapider des milliards d’euros au frais des contribuables, venir au secours des milieux bancaires et boursiers, et ne prendre aucune mesure pour éviter que cela ne se reproduise.

Côté investissement les collectivités locales qui assurent près des ¾ des investissements publics, et a qui l’on demande de soutenir le BTP devront, faute de moyens, réduire la voilure.


Concrètement, que pouvons nous faire et que devons nous faire ?

Premièrement : L’augmentation  des taux d’imposition apparaissent comme incontournables pour ne serait-ce que maintenir le même niveau d’activité que l’an passé.

Bien entendu, les choix que nous avons opérés en octobre dernier en montant au maximum les abattements vont atténuer ces hausses pour les familles assujetties à l’impôt les plus fragiles, mais nous avons encore besoin de débattre sur les différentes options proposées.

Quelles conséquences en fonction des différents montants de hausses fiscales sur les prestations sociales ( diminution, maintien, augmentation..) et quelles conséquences sur les familles imposées (quelle traduction en euros pour des familles types en fonction de l’augmentation du taux d’imposition ?)


Deuxième observation : La proposition envisagée d’une nouvelle et forte augmentation de la Taxe d’enlèvement des Ordures Ménagères ne nous satisfait pas, la TEOM est un impôt injuste socialement et inefficace écologiquement, elle est devenue, au fil du temps, le 4ème impôt local Seuls les familles paient alors que les entreprises contribuent pour beaucoup par les emballages, les matériaux et conditionnements utilisés à polluer et à augmenter les volumes facturés aux Bondynois.


Troisième observation : l’explosion prévisible de la demande sociale doit nous conduire à prioriser fortement dans la construction du budget, la réponse en prestations sociales pour les familles et les enfants touchés.


Quatrième observation : Si ce n’est pas aux familles et aux collectivités de payer la crise pour les riches, les banques, les grands patrons et les actionnaires, alors il faut le faire savoir et s’opposer à cette politique. Dans la droite ligne du mouvement extraordinaire du 29 janvier dernier qui a manifesté son refus de faire les frais de la crise, nous devons hausser le niveau nécessaire de la riposte.


Les élus communistes et partenaire ne se contente pas des initiatives ponctuelles qui se montent dans telle ou telle collectivité pour protester auprès des pouvoirs publics. Nous pensons que les associations d’élus de gauche mais aussi des élus de droites qui vivent au quotidien de leur gestion municipale les contradictions avec la politique du gouvernement et s’en plaignent ouvertement , doivent unir leurs efforts pour exiger que les milliards d’euros que le pouvoir a su débloquer pour les banques et les grandes entreprises industrielles sans aucune contrepartie, ne soient pas refusés aux collectivités territoriales au moment où elles en ont tant besoin.


Au moins elles, sauront les utiliser pour le bien public, dans l’investissement utile, dans l’emploi, dans le développement des services publics. Nous vous proposons que la ville de Bondy s’adresse aux associations d’élus et propose la coordination d’une action avec un maximum de villes sur le thème : l’argent public pour le service public des collectivités territoriales.


 

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009

Il nous est proposé de donner un avis favorable pour la vente de 61 logements sociaux sur Bondy par la SA HLM Batigère rue Arthur Rimbaud.

Alors que notre pays traverse une des plus grave crise du logement de son histoire, que Bondy compte des milliers de demandeurs de logements sociaux, que les délais d’attente sont indécents et que le nombre de logements qui se libère est très bas et aggravé par la nécessité de relogement des locataires concernés par les démolitions dans le cadre de l’ANRU, la priorité des priorités c’est la construction massive de logements sociaux et pas la vente du patrimoine existant.

 

une fois encore le budget de l’état consacré au logement social va diminuer.

 

La loi Boutin entend régler le problème de pénurie du logement HLM par la baisse statistique du nombre des demandeurs en chassant les moins pauvres des pauvres de leur logements Hlm et en interdisant à d’autres d’y accéder par le baisse des plafonds de revenus. Sa stratégie est claire comme elle le rappelait récemment en répondant à une question orale d’un député ump

 

« Le Gouvernement souhaite développer la vente de logements par les bailleurs sociaux à leurs locataires afin de leur permettre de devenir propriétaires et de contribuer ainsi à faire de la France un pays de propriétaires, avec un objectif de 70 % de ménages possédant leur logement.

J'estime que la vente de logements n'est pas une activité annexe des bailleurs sociaux. Bien au contraire, elle est désormais l'un des volets essentiels de l'activité de ces organismes. »

 

Surfant sur cette orientation fixée par Nicolas Sarkozy, le gouvernement  vient d’ailleurs d’autoriser la vente au privé de 35000 logements de la filiale de la caisse des dépôts Icade. Va-t-on demain voir ce bailleur social qui a également un patrimoine à Bondy, recommencer la mise en vente de ses logements sociaux comme il l’avait déjà entrepris il y a quelques années malgré l’opposition de l’amicale des locataires ?

 

Ce serait un signal fâcheux que de donner notre aval à la société BATIGERE pour la vente de 61 logements, même si on nous assure que le nombre de logements sociaux ne diminuera pas. Je signale par ailleurs que la société BATIGERE s’inscit avec zèle dans l’orientation voulue par madame Boutin puisque ce ne sont pas moins de 497 logements sociaux qu’elle entend mettre en vente sur deux lots en région parisienne.

Quant au fait que ces logements seront vendus à leurs occupants ou resteront patrimoine de Batigere., nous sommes pour le moins circonspects, puisque cette société publie un avis d’appel à la concurrence dont l’objet est le marché de commercialisation  et de vente du patrimoine HLM concernant 497 logements répartis en 2 lots.

Que les candidats seront mis en concurrence dans un second temps et que Batigere se réserve la possibilité de retenir un candidat par lot ou un seul pour l’ensemble des lots.

 

Nous sommes donc vous l’avez compris, opposé à toute vente du patrimoine locatif social, et nous voterons contre sur ce dossier.


Nous sommes donc vous l’avez compris, opposé à toute vente du patrimoine locatif social, et nous voterons contre sur ce dossier.


 

Nous sommes donc vous l’avez compris, opposé à toute vente du patrimoine locatif social, et nous voterons contre sur ce dossier.

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009

Lors de la dernière réunion du conseil municipal en date du 5 février 2009, sur une interpellation d'un conseiller municipal d'opposition, le Maire Gilbert Roger, a informé le conseil que la municipalité travaillait à un jumelage entre Bondy et une ville Palestinienne.

Cette décision fait suite à une lettre que j'avais envoyée au nom du groupe communiste et partenaire le 21 janvier dernier et que vous pouvez retrouver dans son intégralité sur ce Blog ou en cliquant sur le lien suivant:
http://jakubowicz.over-blog.org/article-27097251.html 

Cette décision qui intervient dans un climat particulièrement tendu au proche orient est d'autant plus importante et appréciable, qu'elle intervient après une précédente demande que j'avais déjà  formulée avec Mohamed Moghrani, il y a déjà quelques années après un débat que nous avions organisé dans la salle des fêtes de la ville de Bondy et qui, à l'époque, n'avait pas eu de suite.

Ajoutée à une aide humanitaire de 1500 € votée au conseil, cette décision honore notre ville dans son action pour la paix et le développement d'une coopération durable avec le peuple Palestinien.

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 juin 2008

Samedi 21 juin, une délégation des élus et des citoyens Bondynois s'est rendue à la préfecture de Bobigny pour réclamer les 100.000 euros dont la ville et sa population sont privées par le gouvernement. Le soleil et l'ambiance étaient présents. Le préfet  lui, était absent.
Une délégation d'élus a toute fois été reçue mardi 24 juin à 18h00 par le préfet qui a promis....de transmettre le message au gouvernement.... à suivre!

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008

Au dernier conseil municipal de Bondy, l'ensemble de la gauche, PCF, PS, VERTS, Divers gauche, Bondy autrement ainsi que le Modem ont adopté un voeu (lire ci-dessous) en direction du Préfet représentant le gouvernement dans notre département.
Seule l'UMP ne s'y est pas associée.
Une délégation composée des élus et du plus grand nombre possible de Bondynois iront porter cette pétition au Préfet Samedi 21 juin à 14h30. Un car est prévu devant la mairie à 14 h00 pour se rendre à la préfecture



Bondy, le 23 mai 2008


Monsieur le Préfet,

 

 

La faiblesse des ressources de Bondy, et le besoin de financement des actions en direction des Bondynois-es expliquent que notre ville touche la Dotation de Solidarité Urbaine et de Cohésion Sociale.

En 2008, cette dotation de l’Etat est de 4.123.882 € ! La majorité UMP avait promis que la DSUCS augmenterait de 5%, mais ils ne l’ont augmentée que du coût de l’inflation : il manque donc 98.577 euros !

Alors que les impôts des Bondynois sont déjà lourds, cette dotation est de toute façon insuffisante. C’est ainsi que l’aide Educative Péri-Scolaire n’a lieu qu’un jour sur deux.

En 2006, rappelons que cet argent (3.146.752 €) a servi au conservatoire, à la bibliothèque, aux centres de loisirs, aux maisons de quartier, à l’action jeunesse, à l’enfance-famille, à l’encouragement au sport, à l’insertion/santé, au cinéma Malraux, aux centres de vacances, aux actions culturelles, aux prêts de salles, à la subvention aux associations.

C’est pourquoi nous souhaitons vous rencontrer le samedi 21 juin, à 15h30.

Parce que :

1 - Le recensement estime la population bondynoise à 53.551 habitants, il est temps que la préfecture complète cette dotation en conséquence au lieu de toujours considérer que nous sommes 47.000.

2 - Les besoins sociaux à Bondy n’ont pas baissé. L’accentuation de la crise économique à l’inverse fait que nous avons plus besoin d’animateurs dans les maisons de quartier, nous avons plus besoin d’Aide Educative Péri-Scolaire, nous avons plus besoin d’initiation aux sports pour les jeunes élèves, nous avons plus besoin d’aide sociale pour permettre aux Bondynois-es exclu-e-s de reprendre pied.

Ce sont les Bondynois-es qui sont lésé-e-s, c’est donc ensemble que nous souhaitons être reçus.

Vœu adopté à l’unanimité par le Conseil Municipal (moins les voix de l’UMP) le 23 mai 2008.

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008

Bondy va s’équiper en vidéosurveillance. Ainsi en a décidé le conseil municipal.

 Certes, cela ne concernera que la voie publique et pour l’instant que les environs de la passerelle de la gare, mais pour quel résultat attendu ?

L’investissement en matériel de vidéosurveillance et en personnel de surveillance des caméras a un coût élevé. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Prenons l’exemple de l’Angleterre qui a énormément développé la vidéosurveillance puisqu’elle dispose de 4.200.000 caméras sur la voie publique soit une caméra pour 14 habitants contre 20.000 en France.

Si la présence de caméras de surveillance réduit la délinquance et augment la sécurité, cela devrait se vérifier dans les statistique de la police.

C’est exactement l’inverse que l’on observe : le taux de criminalité (crimes et délits confondus) pour 1000 habitants est de 62 en France contre 98 au royaume uni. Les actes les plus graves, les homicides volontaires sont 40 à 50% plus élevés outre-manche.

La convention passée avec la police nationale pour la surveillance de nuit ne rassureront pas tous ceux qui pensent que durant ces heures nocturnes plus propices aux actes délictueux, les policiers sont plus utiles dans la rue, sur le terrain que derrière des écrans vidéos.

Coût élevé pour des résultats plus que douteux ont conduit les élus communistes, après avoir voté contre la mise en place de la vidéosurveillance, à confirmer leur opposition à ce projet en votant contre la convention avec la police nationale.

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 mai 2008

A peine élue, la municipalité de Bondy se voit détroussée par l’Etat de 100 000 € sur son budget. Le verdict est sans appel : le revenu par habitant en 2008 est supérieur à celui de 2007 donc le gouvernement estime que Bondy aura moins de dotation de solidarité.

 Au moment où le pouvoir d’achat s’écroule, en particulier pour les classes populaires très majoritaires à Bondy, il y a plus qu’une indécence à signifier aux élus que l’état versera moins d’argent que prévu au motif que les bondynois se seraient enrichis !!!

Le Maire de la ville a exprimé sa vive protestation dès le premier Conseil municipal.

Les élus communistes ont immédiatement décidé de porter une lettre au Préfet le 25 mars pour exiger le rétablissement de la dotation.

 Au Conseil Municipal du 17 avril, par la voix de Sylvie BADOUX, ils ont proposé d’organiser une délégation de Bondynois avec les élus pour porter une motion au Préfet. Par lettre du 22 avril le sous-préfet monsieur Mathieu VICHERAT nous a fait parvenir une réponse technique par laquelle il justifie la décision du gouvernement par l’enrichissement supposé de la commune.

Le 3 mai, l’opposition de gauche au conseil municipal propose à son tour une initiative en direction du Préfet en reprenant dans une forme approchante, notre proposition exprimée au Conseil Municipal du 17 avril 2008.

 Nous nous félicitons que l’ensemble de la gauche, la majorité municipale comme l’opposition soit engagée dans une démarche de résistance à la politique de destruction des services publics par le Gouvernement SARKOSY.

L’intérêt supérieur des bondynois et de la commune doit primer sur tous intérêts partisans et faire taire les polémiques.

 Nous proposons en conséquence et dans le prolongement du Conseil du 17 avril, le vote d’une motion commune et l’organisation d’une délégation en Préfecture.

 Groupe des élus communistes et partenaire

Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 2 avril 2008

Le conseil municipal a voté, jeudi 27 mars, les indemnités d’élus. Il n’en faut pas moins pour qu’une polémique s’instaure alimentée par l’opposition, laissant penser que le premier acte des élus municipaux consisterait à s’en mettre plein les poches au lieu de s’occuper de la ville.

Cela mérite un éclaircissement dans un souci de transparence pour les citoyens Bondynois et pour tous ceux qui seraient sensibles aux insinuations volontaires propagées par l’opposition.

Premièrement la loi oblige les conseils municipaux à mettre à l’ordre du jour du premier municipal après l’installation, le vote des indemnités d’élus.

Ensuite, pour les élus présentés par le Parti Communiste, les indemnités sont, dans leur intégralité, reversées au PCF, une fois déduites les compensations de perte de salaire justifiées par l’employeur.

Autrement dit un élu communiste ou apparenté ne s’enrichit d’aucune manière en étant élu. C’est ainsi une garantie que la motivation qui les anime se limite à leur dévouement pour le bien public.

Pourtant l’activité d’élu est terriblement prenante : réunions nombreuses et tardives plusieurs fois la semaine, tenue des bureaux de vote de 8h30 à minuit bénévolement en périodes électorales, sans compter les permanences, les week-end pris sur la vie de famille.

Bien sur, l’opposition qui hurle au loup, se garde bien d’avouer que dans les villes qu’elle dirige et où par conséquent elle touche des indemnités, ses élus, eux, s’approprient les indemnités à leur bénéfice personnel. Nous n’avons pas les mêmes valeurs en effet !

Certains diront : mais pourquoi reversez-vous à votre parti ?

Pour une raison là aussi d’éthique politique.

La parti communiste est financé par trois sources distinctes : les cotisations de ses adhérents, la souscription publique, et la réversion des indemnités d’élus.

Chez nous pas de financement occulte ou de mécènes milliardaires, mais des élus désintéressés qui reversent leurs indemnités.

Alors messieurs et mesdames les donneurs de leçons, basta !
Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 6 mars 2008
Mal logement. Lettre ouverte aux candidats des municipales.
abb--Pierre.jpg La Fondation Abbé Pierre adresse une lettre ouverte aux candidat(e)s à l’élection municipale de mars 2008 :
« Mesdames, Messieurs les candidats,
En tant que citoyen, je suis extrêmement préoccupé par la situation du logement dans notre pays, et notamment de celle des plus défavorisés d’entre-nous.
3,2 millions de mes concitoyens sont mal logés en France parmi eux, plus de 2 millions vivent dans des conditions indécentes (absence de chauffage ou de sanitaire, surpeuplement…).
1 million sont sans domicile personnel dont 100 000 sans-domicile-fixe. Une honte pour notre pays ! Cela ne peut pas durer, c’est intolérable. Chacun de nous, selon ses responsabilités, doit se mobiliser et agir pour gagner le combat contre le mal-logement, combat incessant mené toute sa vie par l’Abbé Pierre. C’est notre devoir civique.
En tant que candidat aux élections municipales 2008, vous pouvez aussi marquer votre intention d’agir pour que chaque femme, chaque homme, chaque enfant puisse vivre et accéder à un logement digne et décent.
Nous avons besoin d’engagements forts de votre part, en particulier :
•Respecter la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) et notamment l’article 55 qui impose aux communes de disposer de 20 % de logements sociaux sur leur territoire ;
•Vous engager à réaliser des programmes de construction d’habitat pour tous pour permettre l’application du droit au logement opposable ;
•Lutter contre le logement indigne afin d’éradiquer les 600 000 taudis recensés dans notre pays…
Ces dispositions sont inscrites dans la Loi, vous devez avoir le courage de les appliquer. Je serai attentif à vos propositions pour le mandat à venir et je veillerai à ce que vos promesses soient tenues si vous êtes élu !
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette lettre, je vous prie, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments. »
 
Notre réponse :
 
Voici les propositions défendues par les communistes pour le logement social dans le cadre de leur projet municipal.
 
Préambule : Ces propositions seront portées par les élus communistes durant toute la mandature municipale et feront l’objet d’actions avec les demandeurs de logement. D’ores et déjà plusieurs de ces propositions figurent dans le programme municipale et nous nous en félicitons.

L’accueil de nouvelles populations sur la ville ne doit pas se faire au détriment des populations existantes
Pour cela, continuer à construire du logement social locatif sur la ville est un choix politique nécessaire.
Bondy est essentiellement composée d’ouvriers et d’employés donc de populations nécessitant ce type de logements.
La sur-occupation des logements HLM existants implique aussi de construire.
Si l’on prend en compte également les demandes de jeunes Bondynois aspirant à l’autonomie ainsi que les divorces et séparations de couples installés sur la ville, la poursuite de construction HLM est indispensable pour maintenir les Bondynois à Bondy.
 
La situation particulière des hébergés et des squats
Du fait de la crise du logement, de l’afflux de demandes et du faible taux de logements qui se libèrent, on constate de plus en plus de familles hébergées chez des locataires en place. Souvent prévues à titre provisoire, ces situations, en général, durent jusqu’à devenir permanentes. Nous considérons que ces familles sont aujourd’hui Bondynoises à part entière et qu’il convient de les reloger sans discrimination.
Pour les squatters, chaque être humain a le droit à un toit, mais cela n’autorise pas à un squatter de passer en force au détriment de tous les demandeurs de logement régulièrement inscrits et en attente parfois depuis plusieurs années. Des solutions d’hébergement doivent être recherchées avec les autorités préfectorales, les institutionnels et les intéressés sans qu’il soit porté préjudice aux demandes en cours. 
 
Coordination inter-bailleurs
La multiplicité de bailleurs sur la ville nécessite une coordination sur les attributions, sur les critères, sur l’implantation du parc dans la ville, sur les problèmes rencontrés.
Un projet d’accord multi partenarial sur les attributions de logements à Bondy est actuellement à l’étude. Premier couac et de taille la commission serait composée uniquement d’institutionnels (réservataires, bailleurs, collecteurs du 1%, commune, préfecture, Conseil Général) mais pas de représentants des locataires, des associations, ou d’habitants des quartiers au travers des conseils de quartier, et rien n’est précisé sur la représentation pluraliste de la commune.
Il est grand temps d’établir des règles non seulement de fonctionnement et d’harmonisation entre les bailleurs, mais aussi des règles éthiques, des règles assurant la transparence, l’information, le pluralisme des commissions… Pour ce faire nous travaillerons à établir une charte du logement locatif social à Bondy.
 
Sur les attributions du contingent ville.
Le contingent ville est composé des logements de Bondy Habitat (ex OPHLM) et des logements « réservés » à la ville dans le patrimoine HLM autre (privé ou public).
Quand une société HLM construit sur une ville, elle sollicite la garantie d’emprunts de la ville. Celle-ci en général lui accorde en échange du droit d’attribution sur quelques logements de cette construction.
Aujourd’hui, s’il existe une commission d’attribution à Bondy Habitat, l’attribution des logements contingentés ville des autres bailleurs se fait en toute opacité. Nous proposons de créer une commission logement chargée d’étudier les demandes de logements concernant tout le contingent municipal.
Cette commission recevrait chaque mois de l’OPHLM et des bailleurs les offres de logements libérés. La commission étudierait à partir d’un barème à points établi sur les critères à définir, les propositions en fonction des demandes en stock.
Deux propositions seraient envoyées aux bailleurs pour chaque logement libéré.
Les bailleurs attribueraient alors sur la base de ces dossiers.
La commission serait pluraliste (élus dans toutes les composantes de la municipalité, représentants des locataires..)
 
Une meilleure gestion des échanges
Comme pour les attributions, les demandes d’échange ont besoin de transparence et d’information. Plusieurs locataires nous font part de redéfinition des baux et de hausses de loyer à l’occasion des échanges. Sous réserve de modifications dûment explicitées de nature à modifier sensiblement l’appartement échangé, nous demandons la reconduite stricte du bail et du loyer antérieurement établis.
 
Les luttes : une dimension essentielle pour l’accès au logement social.
Même en améliorant la gestion du patrimoine et en construisant de nouveaux logements, il sera impossible pendant encore très longtemps de satisfaire toutes les demandes qui s’empilent depuis parfois 5, 6 ans et plus.
Il faudra donc mener des batailles politiques à plusieurs niveaux en lien avec les associations de logement :
Obtenir un moratoire sur les expulsions locatives
Obtenir des relogements sur le contingent préfectoral qui dispose d’1/3 des logements sur la ville
Agir pour que soit respectée la loi SRU et l’obligation pour les maires de construire au moins 20% de logements sociaux. Nous en sommes loin dans plusieurs villes de droite notamment dans ce département.
Faire respecter le droit opposable au logement notamment par la réquisition des logements vides.
Construire une sécurité sociale du logement par la création d’un grand service public national et décentralisé du logement et de l’habitat.
Continuer à s’inscrire dans les rassemblement départementaux des mardis du logement devant la préfecture le premier mardi du mois et instaurer un équivalent local en donnant rendez-vous aux Bondynois demandeurs de logement chaque mois avec les dossiers pour être reçus soit par l’instance de coordination inter bailleurs si elle se met en place, soit à tour de rôle au siège de chaque bailleur social de la ville.
 
L’engagement des élus communistes
Agir partout où ils le peuvent : dans les commissions d’attribution, au conseil d’administration de Bondy-Habitat, dans les luttes, dans la phase d’accueil des familles et dans l’étude des dossiers, afin que l’équité et la transparence des dossiers soient assurées.
Editer une publication régulière des administrateurs de Bondy-Habitat pour informer les locataires des décisions et de l’expression de nos élus.
Par Jacques Jakubowicz
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus