Services Publiques

Jeudi 17 septembre 2009

 Consultation nationale

 

 

Votation citoyenne

dans tout le pays

Mairies, bureaux de poste, marchés...

 C’est à nous de

CHOISIR !

 

 

 

Consultation nationale organisée à l’initiative du Comité national contre la privatisation de La Poste,pour un débat public et un référendum sur le service public postal : 
 AC Agir contre le Chômage Action Consommation ACU (Association des communistes unitaires) AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs AITEC Association Internationale de Techniciens Experts et Chercheurs Alter Ecolo   Alternative Libertaire Amis de la Confédération paysanne ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité ATTAC CAP21 Citoyenneté Action Participative pour le 21ème siècle  CFTC Postes et Télécommunications CGT Banque de France CGT Caisse des dépôts CGT Finances Club Gauche Avenir CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme CNR Conseil National de la Résistance  Confédération CFTC Confédération CGT Confédération FO Confédération Paysanne Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics CNT-PTT Confédération naltionale du Travail  CSF Confédération Syndicale des Familles DAL Droit au Logement Debout la République Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT Fédération Nationale des Elus Socialistes Républicains Fédération SUD PTT  FEVE Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière FO Communication Fondation Copernic FSU Fédération Syndicale Unitaire Gauche Unitaire GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique  INDECOSA CGT IPAM Initiatives pour un Autre Monde Marche des femmes Jeunes Laïques et Solidaires La Fédération pour une alter native sociale et écologique  Les Alternatifs Les Objecteurs de Croissance Les Verts M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire Marches Européennes Mouvement de la Jeunesse Communiste Mouvement des Jeunes Socialistes  MRC Mouvement Républicain et Citoyen NPA Nouveau Parti Anticapitaliste Parti Communiste Ouvrier Français Parti de Gauche PCF Parti Communiste Français PRG Parti Radical de Gauche PS Parti Socialiste République et Socialisme  Réseau Européen des Missions Publiques Résistance Sociale SUD Caisses d’Epargne SUD Crédit Foncier UFAL Union des Familles Laïques UNEF Union Nationale des Étudiants de France Union Syndicale SOLIDAIRES UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées  

 

 

 http://www.appelpourlaposte.fr/

 

 

sur la privatisation

de La Poste

le samedi 3 octobre 2009

 

            
Par Jacques Jakubowicz
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Jeudi 17 septembre 2009

Une contribution d’Anicet Le Pors, ancien ministre communiste, membre du Conseil d'Etat.

La gauche a accédé au pouvoir en 1981 avec un slogan majeur « Là ou est la propriété, là est le pouvoir ».

Sur la base de quoi, le secteur bancaire et plusieurs grands groupes industriels ont été nationalisés en février 1982. Ces nationalisations ont permis de sauver de la faillite plusieurs entreprises (dans la sidérurgie notamment), pourtant elles ont échoué à donner aux travailleurs la maîtrise de leur outil de travail et n’ont pas été l’instrument des changements démocratiques espérés.

Il convient de s’interroger sur les raisons de cet échec. Parmi celles-ci, on peut évoquer le fait que les lois de démocratisation du secteur public et les lois Auroux sur les nouveaux droits des travailleurs sont intervenues bien tard, sans liaison avec le transfert de propriété. On peut aussi considérer que celui-ci est insuffisant à lui seul à réaliser une véritable appropriation sociale, sans considérer comme certains le font aujourd’hui que puisque ce n’était pas suffisant ce n’est plus nécessaire !

Le grand patronat et le gouvernement s’intéressent, eux, à la propriété du capital, car ils savent que celui-ci fonde leur puissance ; il suffit pour s’en convaincre de lire les quotidiens.

Dès lors, comment considérer que l’on pourrait mettre en œuvre une politique de réel changement progressiste sans s’attaquer au fondement de cette domination, sans réaliser une véritable appropriation sociale, basée sur une large propriété publique complétée de mesures coercitives en matière d’emploi, de salaires, de formation, d’investissement, de recherche-développement, de coopération, d’un véritable statut du travail salarié ? On évoque timidement la mise sous tutelle d’entreprises fautives, on revendique la présence des représentants de l’État dans les banques et entreprises bénéficiaires de fonds publics.

Ce serait la moindre des choses, mais c’est tout à fait insuffisant. Il faut commencer par nationaliser dans les conditions d’une effective appropriation sociale telle que précédemment définie. Un travail collectif considérable est indispensable pour définir avec précision quelles banques et entreprises doivent être nationalisées dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des ressources du sol et du sous sol, des industries stratégiques, des services.

Dans le passé, les plus grandes réalisations industrielles, les meilleures stratégies de gestion ont été le fait des entreprises publiques : EDF, GDF, la SNCF, l’industrie aéronautique et spatiale, le CEA, le CNRS, etc. La France fait référence en matière se services publics parce que dès la fin du XIX° siècle s’est développée une école de pensée qui en a théorisé la notion. Nous disposons d’une administration et d’un système de protection sociale dont l’efficacité est reconnue dans le monde entier.

Chacun s’est plu à souligner que, face à la crise, les services publics, établis sur un large secteur public (en dépit des privatisations réalisées de droite comme de gauche), avaient joué un fort rôle d’ « amortisseur social ». L’objection selon laquelle la mondialisation nous interdirait désormais tout élargissement de la propriété publique ne tient pas, car la nécessité de l’appropriation sociale est aujourd’hui tout aussi impérative au niveau mondial et, par voie de conséquence, européen.

La protection de l’écosystème mondial, l’approvisionnement en eau de tous les humains, le partage égal des richesses terrestres, les nécessités de la coopération internationale dans l’industrie et les services poseront avec toujours plus de force la nécessité de services publics dans ces domaines, entraînant nécessairement l’appropriation collective des biens publics correspondants.

C’est dans ce sens qu’il faut aller, car c’est le sens de la modernité.

17 septembre 2009

Par Jacques Jakubowicz
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Lundi 24 novembre 2008

Le capitalisme est en crise.

La chose n’est pas nouvelle, les manifestations en sont nombreuses et se traduisent au quotidien dans la vie des gens par des difficultés grandissantes.

 

La crise financière qui secoue le monde avec un spectaculaire crack boursier suivi d’une panique générale sur les marchés,  a conduit les états à réinjecter des milliards de dollars et d’euros pour contenir la dégringolade des cours et redonner momentanément confiance au système bancaire. Pour autant nous n’échapperons pas aux suites prévisibles de ce processus de crise, une nouvelle et importante crise économique et sociale.

 

De l’avis d’un grand nombre de spécialistes, même si l’intervention massive des états devait permettre de relancer l’activité boursière, sans une refonte du système, les mêmes causes reproduiraient les mêmes effets.

 

Or que se passe-t-il ? les seuls analyses que produisent les chefs d’états du G8, consistent à vouloir « moraliser » ou « réguler » le système. En gros il suffirait de débarrasser le bon système capitaliste de ses excès immoraux pour que tout rentre dans l’ordre.

 

Certes, l’ultralibéralisme en prend un sérieux coups dans sa crédibilité, mais de là à faire croire que l’intervention de l’état sauvera la planète avec des pseudo nationalisations , il y a un énorme mensonge que nous ne sommes pas dans l’obligation d’avaler.

 

Premièrement il ne s’agit que de « nationalisations » temporaires, autrement dit, le basculement dans le sens de la privatisation sera effectif dès que les affaires reprendront, mais de plus il s’agit en fait que de mesures d’étatisation dont le seul but est de permettre de réinjecter de l’argent public dans la sphère financière. Ce qui signifie que sous couvert de nationalisation, on vient uniquement taper un grand coup dans le porte monnaie des familles.

 

Une nationalisation c’est tout autre chose.

C’est de rendre à la nation, donc au peuple les leviers de décisions et d’orientation de l’économie. Rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui.

 

A l’inverse, sortir de la crise économique passe par une relance de l’économie « réelle », donc par une relance du pouvoir d’achat des salaires, des retraites, des minima sociaux  et donc de la croissance utile et de l’emploi.

Pour cela il nous faut une économie qui se développe sur d’autres critères que ceux qui ont provoqué cette crise : les critères du profit immédiat, de la rentabilité financière à tout prix, de la spéculation, de la libre circulation des capitaux.

 

Il faut un développement qui mette au centre de l’économie, la satisfaction des besoins humain, l’égalité des droits, la rentabilité sociale et pour cela il nous faut des services publics performants, diversifiés, modernisés.

 

Or, c’est exactement l’inverse qui est en train de se produire sous l’impulsion du gouvernement : après la privatisation de France Télécom, d’EDF/GDF, c’est maintenant La Poste qui est en ligne de mire.

 

Dans notre ville aussi :

Les deux centres de sécurité sociale vont disparaître, le projet de loi Boutin va contraindre des locataires aux revenus moyens de partir pour le logement privé, si toutefois ils le peuvent encore.

 

Les disparitions successives de dotations de l’état en direction des communes risquent de les contraindre à privatiser certaines de leurs activités municipales et à opérer des coupes sombres dans leurs prestations sociales, sans parler des hausses d’impôts, qui, additionnées aux autres factures que l’état leur impose pour financer la crise, risquent fort de plomber encore plus lourdement le pouvoir d’achat.

 

La population commence à se rendre compte de cette énorme « arnaque » et il est sans doute temps d’unir nos efforts au-delà de nos différences, pour résister à cette entreprise et défendre les services publics dans notre pays et dans notre ville.  

Je vous propose donc une rencontre qui pourrait travailler sur plusieurs propositions :

 

  • Création d’une cellule de veille contre toutes nouvelles tentatives locales et nationales de démantèlement d’un service public
  • Développement d’actions pour défendre les services publics menacés, notamment sur notre ville : La Poste, les deux centres de Sécu, l’Hôpital public Jean Verdier, l’Office Public de l’Habitat transformé en EPIC et soumis à des règles de gestion qui s’éloignent progressivement du service public…
  • Travailler au retour en régie publique de l’exploitation et la distribution de l’eau, à la création d’un grand pôle public bancaire.
  • Engager une large réflexion sur le contenu des nationalisation, la place et le rôle des personnels dans ces entreprises, la définition des orientations et les moyens à dégager pour cela.

Rendez-vous vendredi 28 novembre en Mairie de Bondy à 9h00

 

Par Jacques Jakubowicz
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Lundi 17 novembre 2008

Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique utile qui marche, La Poste. Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver ! La riposte s’organise, le PCF en est, il organise avec ses élus communistes et partenaire de Bondy une rencontre pour la défense de la Poste et des services publics vendredi 28 novembre à partir de 9h en mairie de Bondy!

Communiqué du PCF :

"A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes.

Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de service public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation.

Cette politique est la même qui a amené notre planète au bord du gouffre avec la crise financière que nous connaissons.

Cela suffit. Nous ne pouvons continuer comme cela. Les moyens existent dans notre pays et en Europe pour garantir à chacune et chacun le droit d’égal accès aux secteurs permettant une vie digne. La communication en fait partie.

La Poste, les communications : un bien commun

La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliénable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans. Les Françaises et les Français y sont attachés.

Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’efficacité sociale, la coopération, la démocratie, le financement de l’économie et pour l’Europe postale. Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste.

Non seulement, donc, nous disons NON à la privatisation de la Poste mais nous exigeons l’ouverture d’un débat pour redéfinir un grand service public de la communication, intégrant les nouvelles technologies, Ce débat doit définir la réponse moderne aux besoins de la population et les moyens financiers à mettre en oeuvre pour le réaliser. Ce nouveau service public doit être démocratisé en donnant des droits aux représentants des usagers, des élus et des salariés sur les choix de La Poste.

Ensemble, rassemblés, pour faire reculer le gouvernement

De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupant des usagers lancent un appel pour un référendum permettant d’empêcher cette privatisation.

Ensemble, dans nos villes, nos quartiers, nos villages nos entreprises menons un grand débat national pour faire reculer le gouvernement sur la privatisation, pour élaborer un service public de la communication."

Signez l’appel commun pour la Poste

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 24 octobre 2008

Position des élus communistes et partenaires au Conseil syndical du SEDIF du 23 octobre 2008





« Pour le bien commun de tous,

Un grand service public national de l’eau »

Le SEDIF, premier syndicat des eaux de France, doit, avant le terme du contrat qui le lie à Véolia (31 décembre 2010), décider de son nouveau mode de gestion lors du Conseil Syndical du 11 décembre 2008.

Naturellement, le débat rebondit, tant la question de l’appropriation humaine de la gestion des ressources de l’eau est un enjeu majeur.

Répondre à ce défi pose, pour les élus communistes et partenaires du SEDIF, l’exigence d’un grand service public national de l’eau qui passe par des nationalisations.

En effet :

·        N’est-il pas légitime de sortir l’eau, ce bien indispensable à la vie, de la sphère des marchands et du profit ?

·        N’est-il pas légitime de garantir l’accès à l’eau pour tous, à un coût raisonnable pour les familles, y compris par le biais d’une tarification sociale ?

·        N’est-il pas légitime de se doter des outils de recherche, de développement, indispensables pour garantir à tous une qualité de l’eau irréprochable, et un réseau d’approvisionnement fiable ?

·        N’est-il pas légitime enfin, de permettre aux élus, aux associations, aux citoyens, de décider et de maîtriser en permanence les choix à opérer dans la transparence la plus totale ?

Les droits humains ne sont pas une marchandise. Notre pays a besoin de service public, d’efficacité sociale, d’engagement national pour des grandes causes sociétales et environnementales. L’eau est l’une de ces causes. C’est le sens de notre engagement.

C’est ce que nous avons tenu à rappeler lors des séances de travail des comités, tout en notant que les modalités qui ont prévalu à la réflexion du comité constituent pour la première fois une avancée non négligeable, permettant aux élus de décider souverainement.

Nous tendons vers une gestion publique de l’eau, tant au niveau de notre syndicat intercommunal, que sur le territoire national.

Une gestion publique nous permettrait de mutualiser les expériences et les moyens au service des populations, avec un accès à l’eau le plus juste pour l’usager sur l’ensemble du territoire.

Malheureusement, en l’absence d’un grand service public national de l’eau, aucun des scénarios proposés concernant le mode de gestion du SEDIF ne satisfait à cette conception progressiste.

Toutefois, afin de s’inscrire dans cette perspective, les élus communistes et partenaires se prononcent en faveur de la création d’une régie avec marchés publics.

Pour nous, cette option ne peut être que transitoire, dans un délai le plus court possible. En effet, nous souhaitons que le SEDIF se réapproprie progressivement les compétences perdues au profit du délégataire.

Seule cette gestion publique dégagée de toute obligation de rentabilité peut selon nous remplir cette mission de service public.

Ce choix nous permet, nous le croyons :

·        D’assurer une réelle maîtrise publique par les élus et citoyens de la production et de l’alimentation en eau des 4 millions d’usagers

·        De permettre la baisse du coût de l’eau pour les usagers, et d’introduire immédiatement une tarification sociale comme nous l’avons obtenue suite à notre intervention au Bureau du SEDIF

·        De maintenir et de développer au sein du syndicat, devant l’absence d’un service public national, la capacité indispensable de recherche et développement nécessaire dans ce domaine en faveur de la qualité de l’eau

·        D’assurer un réel contrôle sur les entreprises prestataires avec lesquelles le SEDIF aura à travailler

·        De permettre à notre syndicat de travailler à des mutualisations avec les autres syndicats des eaux de la région parisienne, afin de produire des économies d’échelle et ouvrant ainsi la voie à la création d’un grand Service Public National

Conforter le service public, le développer, affirmer l’engagement de la nation ne relève pas d’une utopie, mais d’un autre choix de société.

C’est plus que jamais pour ces choix progressistes que se positionnent les élus communistes et partenaires, avec le souci d’efficacité et d’intérêt pour l’usager dans l’immédiat, mais sans renoncer à une vision publique, durable et progressiste de la gestion de l’eau en France et dans le monde.

 

Position adoptée, le 23 octobre 2008, par le groupe des élus communistes et partenaires au SEDIF, moins 3 abstentions

 

 

Par Jacques Jakubowicz
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Mercredi 20 août 2008

Pour la 18me année, le dispositif  Réussir Sa Rentrée  (RSR) se met en place pour accompagner les jeunes de notre département sans affectation scolaire à la rentrée. Comme chaque année il s'agira pour ces jeunes et leur famille de faire respecter leur droit l’éducation, avec l'aide de ce réseau de partenaires institutionnels et associatifs.            
Bien entendu, les élus communistes  participent comme chaque année à ce réseau d’aide et se mettent à la disposition des jeunes sans bahuts et de leur famille.
           
Pour nous contacter, appelez en Mairie de Bondy au groupe des élus communistes : 01 48 50 53 05 et demander Marie-Jo Missiamenou, conseillère municipale, plus particulièrement chargée du dispositif RSR à Bondy.

Pour plus d’informations et pour mieux vous préparer, voici quelques liens utiles :
Association RSR : http://www.reussirenseinesaintdenis.org/           
Présentation du dispositif : http://www.reussirenseinesaintdenis.org/rubrique,presentation,78260.html
Formulaire à télécharger et à remplir :     
 http://s1.e-monsite.com/2008/07/16/79505848formulaire-rsr-doc.doc

Par Jacques Jakubowicz
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Dimanche 18 mai 2008

L’eau est un bien universel et indispensable à la vie.

C’est aussi une denrée qui se raréfie.

L’or bleu de la planète n’est déjà pas accessible à tout le monde, mais  de plus il est convoité pour le profit que certains ont compris qu’ils pourraient en tirer.

Dans nos grandes agglomérations, les villes ont constitué des syndicats intercommunaux pour passer des contrats de gestion de l’eau.

Pour Bondy, nous appartenons avec 143 autres communes au SEDIF (Syndicat des Eaux, d’Ile de France ) et nous sommes sous contrat avec la société privée « VEOLIA » comme délégataire de service public pour la gestion de l’eau.

Or, des articles de presse, notamment la presse de défense des consommateurs fait apparaitre dans une étude sérieuse, des tarifs totalement abusifs pour les citoyens de notre région.

L’intérêt général ne peut se concilier avec une gestion privée de l’eau, même dans le cadre d’une délégation de service public.

Plusieurs maires d’ile de France ont proposé, à l’occasion du renouvellement prochain du contrat qui arrive à son terme avec la société VEOLIA, de changer le mode de gestion de l’eau  et de revenir à une gestion en régie publique.

Cette question ne doit d’ailleurs pas se limiter à un débat entre élus et institutionnels mais faire l’objet d’une appropriation par les gens eux-mêmes.

L’eau est indispensable à la vie, elle doit devenir un bien public pour tous. Les conseils de quartier à Bondy auront, entre autres structures de débat, à formuler des avis et des propositions sur cette importante question.

Par Jacques Jakubowicz
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Lundi 2 avril 2007

L’UMP et le PS pensent que le « moment Bayrou » est fini, indique Le Monde. Mais autant garder un oeil sur lui. Le candidat reste au bout du compte assez flou sur son programme, renvoyant nombre de décisions à l’évaluation et à la négociation. Mais la semaine dernière, rapporte L’Humanité, lors d’une convention des pharmaciens organisée par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, le sénateur UDF Jean-Jacques Jegou, représentant de F. Bayrou, s’est prononcé en faveur d’une baisse de 20% des crédits des hôpitaux. Il s’agit d’économiser 10 Md€ en cinq ans. Il est vrai que F. Bayrou a promis d’interdire tout déficit....

Par Jacques Jakubowicz
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Lundi 2 avril 2007

Les services publics constituent dans une ville la mise à disposition des citoyens d’un ensemble de services pour répondre au mieux à leurs besoins qu’ils soient économiques, sociaux, culturels ou démocratiques.  

 Contrairement au privé, l’entreprise de service publique ne fonctionne pas sur des critères de profit et de rentabilité mais pour l’intérêt général et la satisfaction des besoins.  

 Les bénéficiaires sont les citoyens et la société et non les actionnaires et les portefeuilles boursiers. 
D’une manière générale ce qui est vitalement nécessaires aux humains devrait relever uniquement du service public comme l’énergie, la santé, les transports, l’eau, le logement, l’éducation..  

 Hélas ! non seulement ce n’est pas le cas, mais de plus en plus, les services publics existants sont partiellement ou totalement privatisés par la droite mais aussi par une gauche qui n’assument pas la nécessité de rompre avec la logique libérale.  

 Ce sont d’ailleurs ces partis, ces forces qui ont défendu en 2005 le « Oui » au traité constitutionnel Européen qui prévoyait de liquider les services publics au profit de « services d’intérêts généraux » dont la définition n’a rien à voir avec ce qu’ils prétendent représenter  

 Quels sont les services publics et leur évolution sur la ville de Bondy ?   

EDF/GDF : bien avant que le gouvernement Chirac/Sarkozy ne décide de privatiser EDF, la structure de Bondy a été considérablement mutilée, les services de dépannages et services techniques ont été supprimés purement et définitivement ne laissant qu’une petite agence administrative en place.   

L’hôpital public représenté par Jean Verdier a vu, malgré les luttes syndicales, le nombre de lits baisser d’année en année. Des services privés au bénéfice de professeurs de médecine avec des tarifs correspondants sont entrés dans l’hôpital public. La banque du sang est régulièrement menacée de disparition pour être remplacée par une …armoire réfrigérée !!!!   

L’éducation nationale assume de moins en moins sa mission, les enseignants absents ne sont pas remplacés comme il le faudrait, les infirmières scolaires et autres personnels qui concourent à l’éducation des enfants sont progressivement retirés.

 Le logement social qui devrait bénéficier d’un grand service public national est malheureusement lié directement à la spéculation immobilière sur le foncier, et à la mauvaise volonté de certains maires d’appliquer la loi qui prévoit de réaliser 20% de logements sociaux sur leurs communes.  

Sans régulation nationale cohérente, les sociétés d’HLM sont contraintes pour équilibrer leur budget d’agir sur le montant des loyers et de privatiser certains services comme à Bondy Habitat où tous les ateliers de menuiserie, plomberie, serrurerie.. ont été privatisés.   

Les gardiens et gardiennes d’immeubles disparaissent également petit à petit au profit  de locaux d’accueil pour plusieurs cités . Outre la mutilation du service rendu aux locataires c’est aussi la perte de lien de proximité et de sécurité qui entraînent une déshumanisation des quartiers.  

 Autre service public important sur la ville, la mairie et son action essentielle dans la vie quotidienne des Bondynois . Là aussi se pose avec force l’avenir du service public car la restriction cumulée des moyens budgétaires conditionnent la qualité et la quantité de services rendus à la population.
Les élus ont beau chercher à « optimiser » le fonctionnement municipal, à moins d’une réorientation politique nationale soutenue pour le développement des services publics, on ne peut que glisser vers des privatisations partielles ou totales de certains services. 
 

Etre de gauche aujourd’hui, c’est donc bien de porter le flambeau du service public, de le défendre contre toute tentative de privatisation et de l’élargir aux domaines qui concernent les besoins essentiels de l’Homme. Cette gauche là est forcément anti-libérale, sociale et n’hésite pas à assumer sa « gauchitude ».

Par Jacques Jakubowicz
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Vendredi 16 février 2007
Le projet du gouvernement de créer, à titre expérimental, des Etablissement Publics d’Enseignement Primaire (EPEP) est moins médiatique que le débat sur la grammaire ou le calcul mental mais constitue une tentative radicale visant à remettre en cause les modes de fonctionnement sur lesquels est fondé le service public d’éducation à l’école élémentaire et maternelle.
Une fois de plus, la méthode adoptée par le ministre pour faire passer son projet illustre bien la conception « sociale » du gouvernement. Ainsi, le décret évite tout débat parlementaire ; au Conseil Supérieur de l’Education seul le MEDEF a soutenu ce texte rejeté par l’ensemble des organisations syndicales enseignantes et les associations de parents d’élèves, mais la loi n'oblige pas le ministre à suivre l'avis du CSE. Même l’association des Maires de France formule de nombreuses réticences.
L’école primaire, la « communale » est depuis l’origine sous une double responsabilité : le recrutement et la formation des enseignants et les programmes d'enseignement sont placés sous la responsabilité de l’Etat; les locaux, les activités péri et post scolaires sous celle des collectivités territoriales. Le projet remet en cause cet équilibre en faisant du conseil d’administration ( 50% d’élus locaux, 30 à 40% de représentants d’enseignants, 10 à 20% de parents) le pivot de l’organisation scolaire du premier degré: - Il crée un nouveau territoire de gestion de l’école avec des compétences qui remettent en cause l’organisation nationale du tissu éducatif; le nombre d’ écoles, les localités concernées seraient de la compétence des élus locaux après accord des autorités académiques ; - Le conseil d’administration aurait compétence sur le projet d’établissement et sur le recrutement des personnels non enseignants. Il adopterait le rapport sur les résultats des élèves, l’efficience des dispositifs d’accompagnement scolaire ( questions jusqu'ici du domaine exclusif de l'inspection pédagogique ). Il donnerait son avis sur la structure pédagogique des écoles et fixerait les modalités de participation des parents à la vie scolaire.
C’est un modèle à l’anglo-saxonne qui nous est proposé. A terme, ce sont les groupes de pression locaux ( politiques, associatifs… ) qui détermineraient la structure – le contenu ? – de l’enseignement dispensé localement. A terme, ce sont aussi les politiques communales qui seront remises en cause : dépenses imposées par l’EPEP dans le cadre de l’intercommunalité, nouveaux transferts de charges par l'obligation faite de participer aux financements des personnels recrutés, aux projets adoptés… Les transports scolaires, les fournitures scolaires, l’entretien des bâtiments ne seraient plus de la responsabilité des communes et de ses services mais de l’établissement public. De nouvelles missions de service public seraient de fait externalisées, la commune étant contrainte au financement. C’est bien le choix d’une école encore plus ségrégative ou chaque enfant ne recevra pas les mêmes enseignements, les mêmes aides pour sa scolarité, n’aura pas les mêmes chances d’accéder à une formation de haut niveau.

Le Parti Communiste Français exprime son opposition à ce projet. Il appelle les enseignants, les parents, les élèves à se rassembler et imposer des propositions novatrices pour lutter contre les inégalités et permettre l’accès à une culture commune pour tous. Dans cet esprit, il met en débat les propositions formulées dans son Projet pour une école de l'égalité, de la justice et de la réussite pour tous".

Par Jacques Jakubowicz
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