Et si on parlait logement à Bondy?

Publié le par Jacques Jakubowicz

Les mardis du logement devant la préfecture: deux membres de l'association accompagnés de Sylvie Pierronnet, élue communiste de Bondy.
L’accès au logement à Bondy est devenu un casse tête insurmontable. Plusieurs années d’attente sont nécessaires sans même avoir la garantie d’un résultat acceptable.
Pire, depuis la mise en place du programme de rénovation urbaine ANRU (que les élus communistes n’ont pas voté), les quelques misérables logements qui se libèrent sont gelés pour le relogement des locataires dont les immeubles sont voués à la démolition.
Le douzième rapport de la fondation Abbé Pierre augmente encore l’inquiétude.
Trois millions de personnes mal-logées vivent dans des logements surpeuplés et inconfortables (sans WC intérieurs, sans salle de bains et sans chauffage). Beaucoup sont hébergés dans des structures d’urgence, chez la famille ou chez les amis.
Mais le rapport révèle pire encore : le non-logement.
Il s’agit de personnes vivant sous tentes, dans des cabanes, des garages, des caves, des voitures, des abris de fortune aux abords des autoroutes ou des voies de chemins de fer.
Chacun a pu vérifier à Bondy, que des familles couchaient à même le sol, derrière la mairie, ou dans des cabanes le long de la ligne SNCF..
Cette situation intolérable au regard des principes républicains de justice et d’égalité au pays des droits de l’Homme , 5ème puissance économique mondiale, n’a plus rien à voir avec une marginalisation de quelques clochards . Il s’agit aujourd’hui de travailleurs, salariés pauvre, de jeunes sans avenir rejeté par la société.
A Bondy, les plus battants d’entre eux se sont organisé dans une association de demandeurs de logements et on peut les voir tous les premiers mardis du mois devant la préfecture de Seine St Denis réclamer leur droit au logement.
Pour faire respecter enfin ce droit premier de tout être humain, il va falloir autre chose que de simples déclarations de bonnes intentions.
Problème de société, le droit au logement nécessite des mesures traitant les causes fondamentales, voici quelques mesures proposées par les communistes.
Nous demandons
  • la construction de 120.000 logements sociaux par an, pendant 5 ans pour rattraper le retard pris !
  • La création d’un service public décentralisé du logement et de l’Habitat, permettant à chacun de se loger quels que soient ses revenus ou sa situation sociale
  • L’arrêt des expulsions locatives, des coupures d’eau et d’électricité. ( les élus communistes redemandent cette année encore au Maire d’interdire les expulsions sur Bondy).
  • L’inéligibilité des maires qui refusent d’appliquer la loi SRU (obligation de construire 20% de logements sociaux par commune)
  • La réquisition des locaux libres, non utilisés afin de créer des logements sociaux,
  • Lutte contre les marchands de sommeil qui utilisent la misère humaine pour louer à des loyers prohibitifs des logements misérables et non-conformes.
  •  

Le droit opposable, objet d’un projet de loi n’a de sens qu’avec ces mesures qui permettent d’en faire autre chose qu’un slogan de campagne.

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