Rocard réclame un accord UDF/PS avant le premier tour !
Michel Rocard, ancien premier ministre, député européen socialite, vient de faire la déclaration suivante qui ne peut qu'inquiéter tout ceux qui souhaitent une vraie gauche de changement.
Son appel à l'union du PS avec la droite de l'UDF à 10 jours du scrutin est une raison de plus de marquer au premier tour par le vote MG Buffet, la volonté d'une gauche antilibérale capable de battre durablement la droite et l'extrême droite.
Il n'est pas anodin que Rocard souhaite cette alliance sur la base de l'accord qui existe sur la conception de l' Europe entre les deux formation et qui s'est traduit en 2005 par un appel à voter oui au traité constitutionel Européen, lourdement sanctionné par les Français.
PARIS (Reuters) - Michel Rocard se déclare favorable à un accord entre Ségolène Royal et François Bayrou avant le premier tour de la présidentielle pour "battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen".
"Si Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront ; et pendant cinq ans, la France va souffrir", écrit l'ancien premier ministre socialiste dans Le Monde.
"J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance", ajoute-t-il dans une tribune publiée vendredi.
Appelant de ses voeux "une alliance et constructive" entre le candidat centriste et sa rivale socialiste, Michel Rocard ne précise pas en revanche la forme que pourrait prendre un tel accord électoral.
Mais il estime que les deux candidats peuvent se rejoindre sur les questions fondamentales. "Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes".
"Isolés, ni eux (les centristes), ni nous (les socialistes), n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen", affirme le député européen.
"Mais rassemblés avec les Verts, la gauche social-démocrate et le centre démocrate social constituent une majorité dans le pays", assure-t-il.