Projet de recul de lâge de la retraite : le gouvernement et les média préparent le terrain sur le plan idéologique.
Dès l’automne, Sarkozy entend ouvrir le chantier de la réforme des retraites en vue de l’adoption d’une nouvelle loi en 2008.On se souvient du tollé et des grandes manifestations de septembre 2006 quand Fillon avait ouvert imposé sa réforme, le gouvernement cette fois cherche à préparer les salariés par distillation médiatique d’un sirop sucré au goût de propagande.
Selon un sondage publié en bonne place dans le Parisien, 63% des Français seraient, comme la ministre de l’économie, « favorables à ce qu’ un salarié puisse travailler après 65 ans, s’il le souhaite » .
La presse nationale, sur le même registre, s’émeut du cas Guy Roux , 68 ans, empêché de reprendre du service à cause d’un règlement fixant à 65 ans l’âge limite pour exercer.
Dès lors puisqu’une majorité de nos concitoyens sont près à travailler après 65 ans, pourquoi ne pas allonger la durée de cotisation obligatoire ?
Intox, bien sûr ! La question posée est manifestement tendancieuse ( favorable à ce qu’un salarié ( pas vous, un autre salarié), puisse travailler après 65 ans, s’il le souhaite (donc si ce n’est pas obligatoire et qu’il en a envie pourquoi pas !))
D’ailleurs une autre enquête, bien plus sérieuse, réalisée à la demande de plusieurs organismes publics parmi les salariés du privé âgés de 54 à 59 ans, indique que seul 10% Cette enquête nous apprend aussi, que si la très grande majorité de ces salariés ne souhaitent pas partir après 60 ans, ils envisagent cependant la possibilité de partir plus tard dès lors que l’on introduit la prise en compte de leur pouvoir d’achat.
On trouve donc comme motivation chez ceux qui accepteraient de partir plus tard en retraite, non pas le volontariat, mais la faiblesse des revenus, les carrières trop courtes alternées avec des périodes de chômage…
On trouve donc comme motivation chez ceux qui accepteraient de partir plus tard en retraite, non pas le volontariat, mais la faiblesse des revenus, les carrières trop courtes alternées avec des périodes de chômage…
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