Rien de plus pour la feuille de paye
Nicolas Sarkozy a fait du pouvoir d’achat une « priorité nationale » mais la conférence qui s’est déroulée à Bercy s’est contentée…. d’ouvrir un cycle de discussion.
Tout ça pour ça ! « Des palabres, des palabres et encore des palabres », s’est indignée Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT à la sortie du ministère de l’Économie et des Finances, à Bercy.
Le gouvernement et le président de la République ont trouvé les moyens de débloquer cet été 15 milliards d’euros de paquet fiscal pour les plus riches, mais ils n’ont pas un centime pour les salaires .
Pas moins de quatre ministres ont été réunis pour plancher sur la question et annoncer aux partenaires sociaux… « l’ouverture d’un processus de discussion » qui n’amènera rien de sonnant et trébuchant en bas de la feuille de paye, et donner rendez-vous pour déboucher sur du concret au printemps 2008.
Attendu au tournant, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, qui accueillait la conférence, considère que le problème du pouvoir d’achat n’est pas d’abord lié à la faiblesse des salaires, comme l’expliquent la plupart des syndicats, mais aux 35 heures. « Nous ne pourrons pas durablement augmenter les revenus sans développer le taux d’activité », a-t-elle développé.
Entonnant le même refrain, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a crûment asséné « c’est en travaillant plus que nous augmenterons les revenus du travail », prenant ainsi à rebours toute l’histoire du monde ouvrier qui, depuis le début du XXe siècle, est passé de 48 heures à 35 heures de travail hebdomadaire en améliorant son pouvoir d’achat….
Alors que la France a atteint un nombre record de salariés payés au SMIC (15 %), qu’elle compte 7 millions de travailleurs pauvres, que les grilles salariales se resserrent, attirant vers le bas les revenus des cadres moyens et certains postes de dépense explosent (logement, énergie, santé), le gouvernement se sait attendu au tournant. Il a donc choisi de gagner du temps.
Nicolas Sarkozy a fait du pouvoir d’achat une « priorité nationale » mais la conférence qui s’est déroulée à Bercy s’est contentée…. d’ouvrir un cycle de discussion. Tout ça pour ça ! « Des palabres, des palabres et encore des palabres », s’est indignée Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT à la sortie du ministère de l’Économie et des Finances, à Bercy.
Le gouvernement et le président de la République ont trouvé les moyens de débloquer cet été 15 milliards d’euros de paquet fiscal pour les plus riches, mais ils n’ont pas un centime pour les salaires .
Pas moins de quatre ministres ont été réunis pour plancher sur la question et annoncer aux partenaires sociaux… « l’ouverture d’un processus de discussion » qui n’amènera rien de sonnant et trébuchant en bas de la feuille de paye, et donner rendez-vous pour déboucher sur du concret au printemps 2008.
Attendu au tournant, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, qui accueillait la conférence, considère que le problème du pouvoir d’achat n’est pas d’abord lié à la faiblesse des salaires, comme l’expliquent la plupart des syndicats, mais aux 35 heures. « Nous ne pourrons pas durablement augmenter les revenus sans développer le taux d’activité », a-t-elle développé.
Entonnant le même refrain, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a crûment asséné « c’est en travaillant plus que nous augmenterons les revenus du travail », prenant ainsi à rebours toute l’histoire du monde ouvrier qui, depuis le début du XXe siècle, est passé de 48 heures à 35 heures de travail hebdomadaire en améliorant son pouvoir d’achat….
Alors que la France a atteint un nombre record de salariés payés au SMIC (15 %), qu’elle compte 7 millions de travailleurs pauvres, que les grilles salariales se resserrent, attirant vers le bas les revenus des cadres moyens et certains postes de dépense explosent (logement, énergie, santé), le gouvernement se sait attendu au tournant. Il a donc choisi de gagner du temps.