Constitution Européenne: Ils continuent de ne rien vouloir entendre.
Je reproduis un extrait de cet appel ci-dessous avec les noms des signataires pour que chacun puisse se faire une idée juste des positions et des revirements qui s’expriment au sein du sein du PS dont notre Maire est membre.
Ils sont au total douze personnalités socialistes à avoir signé lundi dernier 5 novembre dans Libération un appel à voter «oui» au traité européen simplifié proposé par Nicolas Sarkozy.
Quelques remarques concernant les élus socialistes nationaux de Bondy et leur position.
Dans l’article de « Libé », Gilbert Roger est présenté comme ayant été pour le « Non » au référendum de 2005 sur le projet de traité Constitutionnel Européen (TCE).
C’est évidemment faux, puisque notre Maire a fait campagne, pendant toute la période qui a précédé le vote, pour le « Oui » au référendum.
Après le vote qui a donné le 31 mai à Bondy une large majorité de 63,18% pour le « Non », Gilbert Roger a envoyer une lettre à tous les Bondynois dans laquelle il prend acte du résultat sans appel des Bondynois : « le vote des électrices et des électeurs doit être entendu et surtout respecté. »
Peu après dans son Blog G.Roger reviens sur le référendum le 6 juillet, sans déjuger son propre vote : « Je ne regrette pas le sens de mon vote lors du référendum, mais j’estime ne pas avoir de leçons à donner à tous mes camarades qui ont voté Non. » Le jour même où il rejoint le NPS qui avait pris lui, position pour le Non, il décrit dans son blog le 28 août le résultat du référendum comme « l’échec du 29 mai.. ». Gilbert Roger n’a donc jamais été un « noniste », il a par contre bien écrit qu’il fallait respecter le vote des Bondynois.
Quid donc de cette déclaration, malgré le NON sans réserve des Bondynois, G.Roger proclame haut et fort dans la presse qu’en cas de référendum aujourd’hui il continuerait de plus belle à voter OUI.
Quand à notre Députée Elisabeth Guigou, le Monde daté du 7 novembre nous apprend qu’avec Ségolène Royal (soutenue par ailleurs par Gilbert Roger), elle se prononce contre un référendum (pourtant demandé par plus de 61% des Français) au motif qu’elle considère le texte comme « un règlement intérieur sans portée constitutionnelle. »
Il faut quand même rappeler que lors du vote du Bureau National du PS auquel appartiennent nos deux élus Bondynois, 20 se sont prononcés pour le NON, 36 pour le OUI, 2 abstentions, et 1 non participation. Le NON a donc pris une place importante au plus haut niveau du PS même s’il reste encore minoritaire, notamment grâce à G.Roger et E.Guigou.
« Pourquoi les nonistes du PS votent oui au nouveau traité »
Vincent Peillon, député européen, membre du bureau national, David Assouline, sénateur de Paris, secrétaire national du PS, Jacques Bascou, député de l’Aude, membre du bureau national, Geneviève Gaillard, députée des Deux-Sèvres, Jean Gaubert, député des Côtes-d’Armor,Jean Guérard, vice-président de la région Aquitaine, membre du bureau national, Christian Martin, conseiller régional de Paca, secrétaire national du PS, Béatrice Patrie, députée européenne, Gilbert Roger, maire de Bondy, membre du bureau national, Claude Saulnier, sénateur des Côtes-d’Armor,Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, président du conseil général, secrétaire national du PS, Jean-Jacques Thomas, maire d’Hirson, membre du bureau national.
« ….Ce qui a motivé, en 2005, notre opposition au traité constitutionnel, c’est le défaut d’Europe. Ce qui justifiait notre stratégie, c’est que l’on puisse prendre appui sur le non pour exiger plus d’Europe, là où nous en avons besoin. En 2005, la gauche française avait la perspective d’une victoire à la présidentielle. Elle aurait eu à conduire elle-même la renégociation, puis à assumer la présidence française de l’Union qui s’ouvrira en juin. Ce n’est plus le cas. Dès lors, la stratégie développée à l’époque est caduque. Il y a bien eu renégociation, comme nous le disions, mais c’est Nicolas Sarkozy qui l’a menée et qui en a gâché la force. Aujourd’hui il faut voter sur le texte et non sur celui que nous imaginions. Si le traité de Lisbonne n’est pas adopté, nous en resterons à Nice, et pour longtemps…. »