Marchand de sommeil à Bondy (suite)

Publié le par Jacques Jakubowicz

La crise du logement n’en finit pas de susciter  des vocations de marchands de sommeil.  

 

Cette fois ci, une propriété d’immeuble change trois fois en l’espace d’un mois et demi. Les locataires de cet immeuble de la rue Béranger à la limite de Pavillons sous bois, sont soumis à un feu continu de la part des nouveaux propriétaires : Bail de location non conformes, tentatives de refaire payer les deux mois de caution à l’occasion des changements de propriétaires, hausse du coût des loyers, 800 euros demandés pour un studio de 23 m2, paiements exigés en liquide sans reçus pourtant obligatoires.  

 

Dernièrement, sous prétexte qu’une facture d’eau remontant à la gestion du précédent propriétaire n’avait pas été acquittée, l’actuel tenant des lieux refuse de payer la facture pourtant perçue dans les charges des locataires.  

 

Résultat : 5 jours sans eau, des familles souvent monoparentales avec enfants en bas âge, privées de cet élément essentiel à la vie.  

 

Renseignements pris auprès des services d’hygiène, une visite récente a permis de mettre à jour la présence de plomb dans les volets et donc un danger important de saturnisme pour les enfants.  

 

Ces familles que l’on a soutenu contre ce bailleur indélicat, sont venues manifester avec bien d’autres mal-logés, aux « mardis du logement » organisés tous les premiers mardis du mois avec la présence les élus communistes. Elles ont été reçues par le représentant du préfet et nous étudions avec lui, les possibilités de relogements sur le contingent préfectoral.  

 

Nul doute que l’insuffisance de logements sociaux et le désengagement de l’état au profit d’une « France de propriétaires » chère à Sarkozy, vont générer encore bien d’autres difficultés pour les familles Bondynoises.
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Publié dans Coup de gueule

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